ASD publie une « lettre ouverte » au Président de la République

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Information dentaire

Dans une lettre ouverte publiée le 29 avril dans le Journal du Dimanche, le think tank Agir pour la Santé Dentaire (ASD) interpelle le Président de la République sur le retard pris par la France en termes de prise de charge moderne de la santé bucco-dentaire des Français et plaide pour la mise en place d’une médecine dentaire non plus seulement curative mais « 4P » c’est-à-dire Préventive, Prédictive, Personnalisée, Participative. ASD insiste sur le fait que de nombreuses maladies graves pourraient être évitées ou contrôlées par des soins dentaires préventifs, et demande la mise en place d’une politique de prévention globale issue des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé OMS) : « Limiter l’apparition de nouvelles caries, éviter les extractions dentaires, prévenir les infections de la bouche, lutter contre l’apparition de cancers. »
 
Pour permettre une médecine prédictive, le think tank estime impératif de mener une enquête épidémiologique pour connaître les besoins de la population (la dernière date de 2006…) plutôt que de se fonder uniquement sur la comparaison des budgets d’année en année. « Une politique comptable n’a jamais fait une véritable politique de santé », écrivent les auteurs du texte. Pour eux également, une médecine dentaire personnalisée implique « de conserver le libre choix de son chirurgien-dentiste » et donc de ne pas mettre en danger cette liberté « par les lois Leroux, ANI, HPST et les réseaux financiers qui se disent réseaux de soins ». « Les Français sont 90 % à faire confiance à leur dentiste, d’après un sondage IFOP et leur sont fidèles », rappelle ASD. Enfin, pour envisager une médecine dentaire participative, « le patient doit devenir acteur de sa santé dentaire et comprendre que seul le respect d’une démarche préventive et incitative contribuera à améliorer nos performances économiques de santé et préservera le bien commun des Français : la Sécurité sociale.
 
Le respect d’une visite tous les ans chez son chirurgien-dentiste pourrait être récompensé par une meilleure prise en charge des soins à venir et aboutirait à un « reste à charge zéro » vertueux ». Et la lettre ouverte de rappeler l’exemple de l’Allemagne où, en vingt-cinq ans, le nombre de soins de caries a baissé de 40 % et le nombre d’extractions dentaires de 25 %. « Monsieur le Président, concluent les auteurs, si vous autorisez la délégation des soins de prévention aux assistants dentaires, vous permettrez de créer plus de 10000 emplois d’assistants dentaires spécialisés en prévention. Si vous favorisez les traitements dentaires modernes, c’est 10 000 emplois supplémentaires que vous verrez apparaître. Construisons ensemble la médecine dentaire 4P. »


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