Assistante dentaire de niveau II : accord en Commission mixte paritaire, vote définitif début mai

  • Publié le .
Information dentaire

La commission mixte paritaire (CMP) composée du même nombre de députés et sénateurs, a validé le 6 avril les deux articles de la proposition de loi (PPL) portée par Stéphanie Rist (Renaissance), sur « l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé », qui vont permettre la création de la profession d’assistant en médecine bucco‑dentaire (AMBD) ou « assistante dentaire de niveau deux ».

L’adoption définitive du texte sera officielle après un vote solennel sur le texte issu de la CMP le 9 mai au Sénat puis le 10 mai à l’Assemblée nationale.

Il faudra ensuite attendre la publication d’un ou plusieurs décrets d’application précisant les compétences précises des AMBD ainsi que les modalités d’accès à cette profession. La liste des compétences et des formations conduisant à ce nouveau titre a été validée en Commission paritaire pour l’emploi et la formation professionnelle (CPNE-FP), instance composée de représentants des syndicats salariés et patronaux (à lire ici).

L’article 4 de la PPL, prévoit que « sous réserve d’avoir obtenu un titre de formation complémentaire prévu par l’arrêté mentionné à l’article L. 4393‑9 » (modalités de la formation, conditions d’accès, le référentiel des compétences, délivrance du titre, etc. ndlr), l’assistant dentaire « peut contribuer aux actes d’imagerie à visée diagnostique, aux actes prophylactiques, aux actes orthodontiques et à des soins postchirurgicaux. »

L’article 4 bis limite le nombre d’assistants dentaires présents « sur un même site d’exercice de l’art dentaire ». Il ne peut excéder « le nombre de chirurgiens‑dentistes ou de médecins exerçant dans le champ de la chirurgie dentaire effectivement présents. »

Ce ne sont pas ces deux articles qui ont nécessité un compromis en CMP mais ceux qui permettaient aux infirmières en pratique avancée (IPA), aux kinésithérapeutes et aux orthophonistes un accès direct aux patients. Ces dispositions avaient provoqué l’ire de milliers de médecins. L’accès sera très encadré : en centre ou maison de santé pour les IPA et à raison de seulement huit consultations pour les kinés.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Vie de la profession

Le Pr Vianney Descroix réélu Doyen de l’UFR d’Odontologie de Paris Cité

Le conseil de gestion de l’UFR d’odontologie de l’Université Paris Cité, a reconduit le 20 octobre, le Pr Vianney Descroix à la...
Vie de la profession

Vers un Code des professions libérales ?

L’Union nationale des professions libérales (UNAPL), qui regroupe 71 organisations de libéraux (dont Les CDF, l’UD et le SFCD) propose...
Vie de la profession

Odontologie : l’objectif de formation relevé à 8 625 étudiants sur cinq ans

L’augmentation des capacités de formation en odontologie va se poursuivre. Un arrêté publié au Journal officiel du 20 octobre fixe...
Vie de la profession

DPC : recrudescence des démarchages frauduleux visant les professionnels de santé

Selon l’ANDPC, les fraudeurs se présentent fréquemment comme des représentants de l’agence, de la HAS, d’un ordre professionnel ou d’une...
Vie de la profession

Affichage, devis, traçabilité des prothèses : la DGCCRF épingle 39 % des praticiens contrôlés

Affichage des honoraires, remise des devis normalisés, règles applicables au dispositif « 100 % Santé » ou origine des prothèses...
Vie de la profession

Article réservé à nos abonnés Perception de la formation continue en France par les étudiants en 6e année d’odontologie

CONTEXTE En France, la formation initiale en odontologie s’étend sur six années et associe enseignements théoriques, travaux pratiques et activité...