L’Institut national du cancer (INCa) a publié le 8 mars des résultats sur l’impact du dépistage organisé du cancer du sein depuis sa mise en place en 2004. Destiné aux femmes de 50 à 74 ans asymptomatiques, il repose sur une mammographie et un examen clinique réalisés tous les deux ans, auxquels s’ajoutent les dépistages individuels sur prescription.
Selon l’INCa, ce dispositif a permis d’éviter 23 000 décès depuis sa création. À l’horizon 2054, près de 95 000 décès pourraient être évités. Les données montrent une réduction de 26 % des cancers détectés à un stade métastatique et de 4,7 % des cancers invasifs chez les femmes ayant réalisé le dépistage. Et une femme dépistée régulièrement entre 50 et 74 ans voit son risque de mourir de la maladie diminuer d’environ 40 %, contre 20 % si le dépistage ne commence qu’à 70 ans.
Le taux de participation reste toutefois insuffisant. En 2023‑2024, le dépistage organisé n’a concerné que 46,3 % des femmes éligibles. Or, selon une modélisation, chaque augmentation de 10 % de participation se traduirait par une baisse supplémentaire de 2 % de la mortalité.
Commentaires