Cigarette électronique : un outil transitoire de sevrage malgré des risques avérés

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Information dentaire

Si la cigarette électronique peut être utilisée dans le sevrage tabagique, elle doit rester une « option transitoire » et doit s’inscrire « en usage exclusif, et en complément des dispositifs d’accompagnement existants », tranche l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dans un avis publié le 4 février.

Car le vapotage reste une pratique à risque. « L’inhalation répétée de substances toxiques présentes dans le e‑liquide ou qui se forment lors du vapotage » comporte des risques cardiovasculaires, respiratoires et possiblement cancéreux, alerte l’agence, dont les experts ont analysé près de 3 000 articles, études ou rapports et identifié plus de 1 500 substances dans les liquides utilisés.

L’Anses souligne notamment que, contrairement à ce qu’affirment nombre de vapoteurs ou de promoteurs de la vape, les aldéhydes (acétaldéhyde, acroléine, formaldéhyde, furfural, glyoxal, propionaldéhyde), reconnus pour leurs effets toxiques, notamment cancérogènes, sont bien présents dans les émissions des produits du vapotage comme dans la fumée du tabac.

Rien sur la sphère orale
Elle conclut que la vape conduit à « la survenue probable d’effets cardiovasculaires, telle que l’augmentation de la pression artérielle, lorsque les produits contiennent de la nicotine » et estime également possible « la survenue d’effets sur les voies respiratoires, le système cardiovasculaire et la cancérogenèse, avec ou sans nicotine », ainsi que « la survenue d’effets sur le développement cardiovasculaire et respiratoire du fœtus exposé in utero ».

L’Agence recommande de « mieux informer les consommateurs », rappelle « la responsabilité des fabricants » et insiste sur l’importance de l’application effective des interdictions de vente aux mineurs, de publicité et de promotion.

À noter que l’avis de l’Anses ne contient rien sur les conséquences de la vape sur la sphère bucco‑dentaire, l’Agence s’étant concentrée sur l’analyse de la littérature scientifique « relative aux effets sanitaires de nature respiratoire, cardiovasculaire ou cancérogène, ainsi que sur la descendance de la femme enceinte vapoteuse ».

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