Comme dans un cocon
Katia Chiarami, assistante dentaire et sophrologue

  • Par
  • Publié le . Paru dans Profession Assistant(e) Dentaire n°1 - 15 janvier 2026 (page 60-63)
Information dentaire
Installée en Gironde, Katia Chiarami n’est pas une assistante dentaire comme les autres. Elle est aussi certifiée en sophrologie. Un « énorme plus » qu’elle met au service des patients qui poussent la porte du cabinet.

Allongé sur le fauteuil, tête en arrière, le très jeune patient ne semble pas serein à l’idée de se faire retirer cette fichue dent de lait. Blouse bleu-vert sur le dos, calot floqué « Wonder Woman » sur le crâne, Katia Chiarami s’approche alors du garçonnet. « Tu as le droit de dire non. Si tu ne veux pas qu’on le fasse, on ne le fait pas. Simplement, tu sais qu’on est là pour te soigner, pour t’aider, car cette dent, elle te fait mal, lui murmure-t-elle, voix suave, sans geste brusque. Je te propose de fermer tes yeux, et on va respirer ensemble. Mets-toi dans un lieu où tu te sens bien. C’est bon, tu y es ? » Quelques secondes plus tard, comme par magie, l’enfant finit par se détendre, et retrouver son calme. Les soins peuvent commencer.

Vous ne rêvez pas, nous sommes bien dans un cabinet dentaire, celui du Dr Caroline Cailleba, à Villenave d’Ornon, au sud de Bordeaux. Simplement, ici, au premier étage du Pôle Santé, l’assistante dispose d’un « énorme plus » qu’elle met au service des patients au cabinet : elle est parallèlement certifiée en sophrologie.

«  Une approche qui redessine la relation avec les patients » 

« C’est une approche qui redessine la relation avec les patients, leur rapport au stress que peut produire le fait de venir ici, détaille la professionnelle âgée de 54 ans. La sophrologie permet de réduire l’anxiété et la peur du dentiste grâce à des techniques de respiration, de relaxation et de visualisation positive. »

Katia Chiarami ne saurait pas dire précisément combien de fois par semaine elle y a recours. « Très régulièrement », en tout cas. Et « sur tous les profils de patients : enfants, adultes, hommes, femmes ».

À la base, assure-t-elle, l’idée de s’ouvrir à la sophrologie ne vient pas d’elle, mais des autres. Combien de fois la mère de famille n’a-t-elle pas entendu quelqu’un dans son entourage lui dire : « Katia…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité