Comment choisissons-nous nos activités quotidiennes ?

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire

Que ferez-vous dans une heure ? Travail ? Lessive ? Une bière avec un ami ? Derrière ces questions qui semblent simples se cache l’une des décisions les plus importantes auxquelles nous faisons face dans nos vies, à savoir : comment passer notre temps. En moyenne, les humains vivent environ 600 000 heures, et si nous décidons de consacrer plus ou moins de ces heures à travailler, dormir, socialiser ou regarder la télévision, cela a des conséquences cruciales pour notre santé mentale et physique.
De nombreux facteurs influencent nos activités quotidiennes – des considérations financières aux normes sociales en passant par les contraintes politiques.
 
Pourtant, la plupart des théories de la motivation ont mis en évidence le rôle essentiel joué par les émotions négatives et positives. En particulier, il semble que le comportement humain soit guidé par le principe hédonique, selon lequel nos choix d’activités visent à minimiser les affects négatifs et à maximiser les affects positifs. Il reste à savoir comment concilier le principe hédonique avec le fait que les gens s’engagent régulièrement dans des activités
désagréables mais nécessaires. Pour résoudre ce problème, l’équipe de James Gross, du laboratoire de psychologie de Stanford, a suivi en temps réel les activités et les humeurs de plus de 28 000 personnes sur une moyenne de 27 jours en utilisant une application smartphone. Cette équipe a constaté que les choix d’activités suivaient un principe de souplesse hédonique. Plus précisément, les individus étaient plus enclins à s’engager dans des activités d’amélioration de l’humeur (faire du sport par exemple) lorsqu’ils se sentaient tristes et à s’engager dans des activités utiles mais affectant l’humeur (le ménage par exemple) lorsqu’ils se sentaient bien.
 
Ces résultats clarifient la façon dont les considérations hédoniques façonnent le comportement humain. Au final, les résultats de cette étude publiée dans une revue de renom clarifient la manière dont les émotions influent sur le comportement et peuvent expliquer pourquoi les humains échangent le bonheur à court terme pour le bien-être à long terme. Surmonter ces compromis pourrait être crucial pour notre bien-être personnel et notre survie en tant qu’espèce.

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