comparaison de deux protocoles d’interception des occlusions inversées antérieures en denture mixte : une étude randomisée

  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°2 - 30 avril 2018
Information dentaire
La plaque de Hawley maxillaire, avec ressorts rétro-incisifs et plans de surélévation latéraux, et les cales occlusales collées sur les premières molaires mandibulaires permettent de corriger similairement une occlusion inversée antérieure en denture mixte.

L’occlusion inversée antérieure peut être d’origine dentaire, fonctionnelle ou squelettique et présente une prévalence de 2,2 % à 11,9 %. Elle est parfois associée à une occlusion traumatique qui, en l’absence de traitement précoce, peut entraîner des problèmes parodontaux au niveau des incisives mandibulaires, bloquer la mandibule dans une position protrusive et favoriser le développement de troubles de l’articulation temporo-mandibulaire.
 
L’objectif des auteurs était de comparer un traitement par plaque de Hawley maxillaire, avec ressorts de vestibulo-version incisive et plans de surélévation latéraux, avec un traitement par cales en verre ionomère modifié par adjonction de résine (CVI-MAR) positionnées sur la face occlusale des premières molaires mandibulaires afin de lever le verrou incisif. Trente enfants âgés de 8 à 10 ans ont été inclus dans cette étude et divisés de manière randomisée en deux groupes similaires, traités par l’un ou l’autre des dispositifs. Les deux thérapeutiques ont duré douze mois. Les mesures de surplomb, de distances inter-canines maxillaire et mandibulaire, des angles SNA, SNB, ANB et de la position de l’incisive supérieure (I-NA) ont été réalisées avant et après douze mois de traitement. Les auteurs ont observé une correction similaire du surplomb, de l’axe de l’incisive maxillaire et de la distance inter-canine mandibulaire avec les deux dispositifs. Une augmentation de la distance inter-canine maxillaire n’a pu être observée qu’avec la plaque de Hawley.
 
Les auteurs concluent donc que la plaque de Hawley maxillaire, avec ressorts rétro-incisifs et plans de surélévation latéraux, et les cales occlusales sur les premières molaires mandibulaires permettent de corriger similairement une occlusion inversée antérieure en denture mixte.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Revue de presse

Lésions endo-parodontales et pronostic thérapeutique

Les lésions endo-parodontales sont caractérisées par une communication pathologique entre les tissus endodontiques et parodontaux donnant lieu à une expression...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Bruxisme et jeunes patients

En 2018, un consensus international est parvenu à définir le bruxisme de sommeil (i.e. BS ou SB pour sleeping bruxism)...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Gestion des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes sous traitements immunosuppresseurs : une enquête des pratiques des chirurgiens-dentistes français

Contexte La fréquence des maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes (MICA) varie considérablement d’une population à l’autre, avec une prévalence dans...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Châssis de prothèse amovible : cobalt-chrome ou alliages de titane ?

En prothèse amovible à infra­structure métallique, les alliages Co-Cr constituent le matériau de choix par ses propriétés de résistance et...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Sécuriser ses décisions thérapeutiques

L’exercice quotidien d’omnipratique nous conduit fréquemment à nous poser la question de la réalisation d’une intervention en accord avec les...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Leucoplasie orale et imiquimod

Limiquimod (analogue nucléosidique de la famille des imidazoquinolines) est un immunomodulateur dont l’activité repose essentiellement sur son rôle de ligand...