L’avulsion des troisièmes molaires mandibulaires est une activité courante dans la pratique du chirurgien oral. Cependant, la proximité radiculaire avec le nerf alvéolaire inférieur (NAI) représente un défi thérapeutique majeur, avec un risque de lésion nerveuse variant de 0,4 % à 8 % selon les études [1].
La proximité radiculaire avec le NAI est identifiée au CBCT par des signes radiologiques comme l’effacement de la corticale, la déviation du canal mandibulaire ou un effet de rétrécissement radiculaire [2].
La coronectomie est une alternative moins risquée à l’avulsion totale des dents à haut risque nerveux.
La classification de Maglione et al. permet de repérer les dents à risque de lésion du NAI lors de l’avulsion de la troisième molaire mandibulaire (M3M) [3].
L’étude rapportée, étude prospective randomisée en simple aveugle, s’intéresse à deux stratégies thérapeutiques différentes dans la gestion des dents de sagesse à haut risque nerveux :
- l’avulsion totale/complète de la dent,
- la coronectomie standardisée : 4 mm en dessous des marges osseuses de l’os alvéolaire aussi bien du côté lingual que vestibulaire.
Elle se concentre sur les suites opératoires ressenties l’aide d’un score standardisé rapporté par les patients.
Critères d’inclusion : 120 patients en bonne santé générale (ASA I ou II) présentant une indication chirurgicale d’avulsion de troisième molaire, incluse et symptomatique. Les patients présentant des comorbidités importantes comme la prise d’immunosuppresseurs ou ayant reçu une radiothérapie de la région cervico-faciale ont été exclus de l’étude.
Critère de jugement principal : Postoperative Symptom Severity (PoSSe). Il s’agit d’une échelle élaborée à partir de questions couramment utilisées dans l’évaluation clinique des patients ayant subi une avulsion de troisième molaire. Cette échelle est divisée en sous-échelles correspondant…