L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) annonce mettre fin à l’enquête nationale de pharmacovigilance ouverte en octobre 2020 dans le cadre de la surveillance renforcée des vaccins contre le Covid‑19.
L’agence indique le 16 mars que cette décision repose sur « un recul sans précédent » et « l’absence de nouveaux signaux de sécurité identifiés ».
Après cinq années de suivi continu et plus de 160 millions de doses administrées en France, l’ANSM estime qu’il est désormais possible « d’adapter le dispositif » en maintenant une surveillance étroite via « une analyse en continu des cas marquants » transmis par les centres régionaux de pharmacovigilance.
Les derniers rapports d’enquête de pharmacovigilance 2024‑2025, portant sur Comirnaty et Spikevax, « confirment une nouvelle fois que ces vaccins sont sûrs » et qu’« aucun nouveau signal de sécurité n’a été identifié ».
Pour Comirnaty, 21 cas marquants ont été analysés entre février 2024 et juin 2025 mais « aucun lien avec la vaccination n’a été établi ». Les investigations sur les occlusions veineuses rétiniennes, uvéites, syndromes dysautonomiques, encéphalomyélite myalgique, syndrome HELLP ou sclérose latérale amyotrophique n’ont apporté « aucun élément nouveau par rapport aux conclusions des rapports précédents ».
Cinq cas marquants ont été examinés pour Spikevax. Là encore, « les données ne permettent pas d’établir un lien » avec les cas de dermatomyosite ou de syndrome de fatigue chronique.
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