Des centres de santé dentaires strictement encadrés : c’est désormais la loi

  • Publié le .
Information dentaire

Votée en seconde lecture au Sénat le 9 mai la proposition de loi sur l’encadrement strict des centres de santé, y compris des centres dentaires, est définitivement adoptée. Le texte prévoit notamment :

  • Que l’ARS doit accorder un agrément préalablement à tout ouverture d’un centre de santé. L’agrément est délivré pour un an et ne devient définitif qu’après une visite de conformité ;
  • Que les des diplômes et contrats de travail des dentistes salariés sont contrôlés par les Ordres départementaux et les ARS ;
  • Que les centres ne peuvent demander le paiement anticipé intégral de soins qui n’ont pas encore été dispensés ;
  • Qu’un « comité dentaire » rassemblant l’ensemble des praticiens exerçant dans le centre « à l’exclusion du représentant légal de l’organisme gestionnaire », est responsable « de la politique d’amélioration continue de la qualité, de la pertinence et de la sécurité des soins » ainsi que de la formation continue des praticiens ;
  • Que les praticiens d’un centre de santé, y compris les remplaçants « sont identifiés par un numéro personnel distinctdu numéro identifiant la structure où ils exercent, au moins en partie, leur activité ».
  • Que le gestionnaire du centre de santé est « tenu d’afficher de manière visible, dans les locaux de ce centre et de ses antennes ainsi que sur son site internet et sur les plateformes de communication numériques utilisées pour ce centre, l’identité de l’ensemble des chirurgiens-dentistesqui y exercent, y compris à temps partiel ou pour des activités de remplacement ». Le port d’un badge nominatif indiquant la fonction du professionnel de santé devient obligatoire ;
  • que les comptes du centre de santé, « certifiés par un commissaire aux comptes sont transmis annuellement au directeur général de l’ARS » ;
  • que le dirigeant d’un centre de santé ne peut pas exercer de fonction dirigeante au sein du centre « lorsqu’il a un intérêt, direct ou indirect, avec des entreprises privées délivrant des prestations rémunérées à la structure gestionnaire » ;
  • que les centres dentaires existant ont six mois pour déposer une demande d’agrément auprès du directeur général de l’agence régionale de santé;
  • qu’un répertoire national recense les mesures de suspension et de fermeture de centres de santé » ;

La loi doit être encore promulguée sous 15 jours puis publiée au Journal officiel.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Vie de la profession

Les inégalités territoriales d’accès aux chirurgiens-dentistes continuent de se creuser

En 2024, le rapport entre l’accessibilité moyenne des 10 % de la population française les moins dotés en chirurgiens-dentistes (14,4...
Vie de la profession

Alerte phishing : les chirurgiens-dentistes ciblés par une campagne usurpant l’identité des ARS

Vous avez peut-être déjà reçu, ou pourriez recevoir dans les prochains jours, un courriel intitulé « Contrôle de conformité –...
Vie de la profession

Nouveau bureau pour l’UNECD

Le 122e congrès de l’Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD) qui s’est tenu le 5 juillet a désigné...
Vie de la profession

Faux renouvellement d’inscription : l’Ordre alerte les chirurgiens-dentistes

Le Conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes (CNOCD) a mis en garde, le 10 juillet, contre plusieurs tentatives d’usurpation de...
Vie de la profession

100 CESP pour 2025-2026

Cent contrats d’engagement de service public (CESP) sont disponibles pour l’année 2025-2026, ventilés sur les facultés dentaires : dont 17 à...
Vie de la profession

Violences sexistes et sexuelles : l’Ordre signe une charte d’engagement avec l’État

Les sept Ordres nationaux des professions de santé, dont l’Ordre national des chirurgiens-dentistes, ont signé le 2 juillet avec les ministres...