EBD 1 an, dentiste traitant, fluor… Les propositions de l’UFSBD pour les « 1000 premiers jours »

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°15 - 13 avril 2022
Information dentaire

En 2019 le gouvernement lançait le chantier des « 1000 premiers jours ». Objectif : créer les conditions favorables au bon développement de l’enfant, à son bien-être et à celui de ses parents. Selon ses promoteurs, ce n’est pas un nouveau plan en soi, mais un ensemble de mesures à introduire au fil du temps dans des plans et programmes nationaux et locaux existants : stratégie nationale de santé, plan prévention, plan national santé environnement, plan de lutte contre la pauvreté, stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance, etc…

L’UFSBD a souhaité apporter sa contribution pour « construire le parcours bucco-dentaire de la mère à l’enfant ». Après un colloque organisé sur ce thème le 29 octobre 2021, l’UFSBD partage, le 30 mars, une « feuille de route » des principales actions à mener. Et principalement :

  • Promouvoir l’EBD femmes enceintes « encore sous-utilisé, soit en raison d’idées reçues qu’il faut combattre, soit par méconnaissance » en s’appuyant sur tous les médecins, gynécologues et sages-femmes ;
  • Créer un EBD 1 an pour « favoriser la prévention dès l’apparition des premières dents, accompagner les familles, prévenir les habitudes nocives et dépister les troubles du développement de la sphère orale » ;
  • Elever la concentration en fluor des dentifrices pour enfants à 1 000 ppm pour qu’ils soient efficaces ;
  • Enrichir le carnet de santé de pages spécifiques qui préciseront « dès le plus jeune âge les conseils et examens bucco-dentaires à réaliser, avec la possibilité d’apporter des informations pour chaque année ». Actuellement, la sphère orale n’apparaît qu’à partir de 6 ans, « ce qui laisse penser qu’il ne faut pas agir avant 6 ans », estime l’Union ;
  • Instaurer le principe d’un chirurgien-dentiste traitant sur le modèle des médecins généralistes ;
  • Considérer, les brosses à dents et dentifrices fluorés comme des produits de « première nécessité » et donc baisser le taux de TVA qui s’y applique.

D’autres pistes sont évoquées comme « développer une culture de la santé orale » en informant le grand public et en formant les autres professionnels de santé ou « favoriser une alimentation saine et équilibrée ».

 

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