En six ans, le nombre de chirurgiens-dentistes engagés dans le DPC a triplé

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Les chirurgiens-dentistes figurent parmi les professions ayant le plus fortement accru leur engagement dans le développement professionnel continu (DPC) au cours du triennal 2023-2025, selon le rapport d’activité de l’Agence nationale du DPC (ANDPC) publié le 23 juillet.

Avec 35 855 praticiens engagés sur cette période (soit 84 % des praticiens éligibles au financement de l’Agence) et 96 891 inscriptions enregistrées, la profession affiche l’une des progressions les plus marquées du dispositif.

À titre de comparaison, ils n’étaient que 12 004 engagés lors du triennal 2017-2019, ce qui correspond à une progression de près de 200 % en six ans tandis que le volume d’inscriptions a été multiplié par plus de quatre, passant de 22 887 à 96 891.

Cette dynamique s’est confirmée en 2025, dernière année de la période triennale. Au 31 décembre, 24176 chirurgiens-dentistes, soit 56,7 % de la population éligible, s’étaient inscrits à au moins une action de DPC. Ils ont réalisé 36 560 inscriptions, en hausse de 9,8 % par rapport à 2024.

L’offre destinée à la profession s’est également étoffée. Sur le triennal, 885 actions étaient proposées aux chirurgiens-dentistes, dont 866 éligibles au financement ANDPC, contre respectivement 677 et 659 un an plus tôt.

Au total, 129 organismes de DPC ont proposé des formations à destination de la profession. L’orientation prioritaire la plus représentée est la n°158 consacrée à la « dentisterie préventive, endodontique et restauratrice contemporaine », qui concentre 33,7 % des actions publiées.

Le DPC ne disparaît pas

En 2025, les programmes intégrés sont devenus la modalité la plus recherchée, avec 58,6 % des inscriptions, devant la formation continue (25,9 %) et les démarches d’évaluation des pratiques professionnelles (EPP), qui représentent 15,5 % des inscriptions.

Cumulant « Formation continue » (FC) et « Évaluation des pratiques professionnelles » (EPP), les deux types d’actions requises pour satisfaire son obligation de formation, les programmes intégrés permettent de le faire en une seule fois.

Cette montée en puissance des programmes intégrés s’inscrit dans une évolution plus générale du DPC. À l’échelle de l’ensemble des professions, le triennal 2023-2025 marque en effet « une rupture avec l’hégémonie de la formation continue », souligne l’ANDPC, après la mise en place d’incitations financières en faveur des démarches d’évaluation des pratiques.

Autre tendance forte chez les chirurgiens-dentistes : l’essor du numérique (e-learning). Un écart marqué apparaît entre l’offre et la demande. Si les actions entièrement non présentielles ne représentent qu’environ 35 % des formations proposées aux chirurgiens-dentistes (302 sur 866 actions finançables), elles concentrent plus de 72 % des inscriptions (26.380 sur 36.560).

Enfin, l’investissement financier de l’ANDPC en faveur de la profession a fortement progressé. Les montants engagés pour les chirurgiens-dentistes ont atteint 79,1 millions d’euros sur le triennal 2023-2025, contre 39,5 millions lors du triennal précédent et 13,6 millions entre 2017 et 2019.

Le DPC ne disparaît pas avec la certification périodique

L’entrée en vigueur de la certification périodique des professions de santé à ordre, depuis le 1er janvier 2023, a alimenté de nombreuses interrogations sur l’avenir du développement professionnel continu (DPC). Le rapport d’activité 2025 de l’Agence nationale du DPC (ANDPC) se veut sans ambiguïté sur ce point : « contrairement à ce que l’on dit ou lit souvent, le DPC, obligatoire ou facultatif, est partie intégrante de la certification périodique. Il ne disparaît donc absolument pas », affirme ainsi son directeur général, Dominique Giorgi.

La certification périodique repose sur quatre objectifs : l’actualisation des connaissances et des compétences, la qualité des pratiques, la relation avec les patients et la santé du professionnel. Or les actions de DPC contribuent directement aux deux premiers volets, qui constituent le cœur de l’exercice professionnel.

Le principal changement annoncé concerne davantage la gouvernance du dispositif que son existence. Le gouvernement a décidé de transférer la gestion du DPC à d’autres opérateurs, qui reprendront les missions aujourd’hui exercées par l’Agence nationale du DPC, mais « la gestion du DPC et donc de l’enveloppe budgétaire qui lui est spécifiquement consacrée reste nécessaire », insiste Dominique Giorgi.

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