La pause estivale arrive enfin et, avec elle, les grandes compétitions sportives de l’été. Cette année, c’est le grand retour de la coupe du monde de football qui agrémente déjà notre début d’été et nous propose d’autres centres d’intérêt que dentaires, avant de basculer complètement vers des vacances que nous espérons revigorantes pour nos lecteurs. Aussi, pour assurer une transition douce entre ces phases d’activités estivales, votre dernière revue de presse de la saison vous propose de découvrir l’impact de la pratique intense du football sur la composition de la salive et les opportunités d’analyses associées.
Les auteurs de l’étude rapportée nous informent en effet que la salive peut être une bonne alternative non invasive aux prélèvements sanguins permettant l’analyse de différents paramètres biologiques. Régulée par les systèmes sympathique (qui stimule la production de protéines) et parasympathique (qui stimule la production de fluide), la composition salivaire peut être modifiée lors d’exercices au-dessus du seuil anaérobique. Avec un volume de 150 à 250 courses brèves à haute intensité et 10 à 13 kilomètres couverts pendant un match, la pratique du football en compétition est fortement susceptible d’induire ces modifications avec un impact potentiellement négatif sur la santé orale des athlètes. Ensuite, une santé orale dégradée peut exercer une influence négative sur les performances du sportif ainsi que sur le risque de blessures. Considérant que la salive peut être utilisée comme un outil d’analyse pour la détection de facteurs d’inflammation orale, les auteurs ont construit une étude afin d’évaluer si les séances d’entraînement de football de haut niveau impactent effectivement la composition des biomarqueurs spécifiques détectables dans la salive et s’il existe une corrélation entre ceux-ci et la santé orale. 36 joueurs de football de haut niveau âgés de…