Habitudes de santé : les effets positifs du confinement

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Tout le monde n’a pas grossi avec le confinement. Au contraire, une large majorité des Français n’a pas pris le moindre gramme (47 %), voire a perdu du poids (18 %)… Mais en revanche, ceux qui ont grossi n’ont pas fait semblant : un tiers des Français a pris plus de 3,2 kg en moyenne (19 % ont pris plus de 5 kg), selon une étude Odoxa auprès de 2008 personnes publiée le 8 juin. En fait, le confinement a limité les mauvaises habitudes : boire, fumer ou manger sucré et gras. Et mieux encore, le nombre de sportifs n’a pas été affecté.

Ainsi la part des Français disant boire de l’alcool de façon régulière ou occasionnelle a baissé de 6 point en deux mois passant de 57 % à 51 %. Idem pour la nutrition : les sondés disent avoir mangé moins de produits gras (- 3 %) et moins de produits sucrés (- 5 %). Même tendance chez les fumeurs réguliers ou occasionnels qui passent de 27 % à 23 %.

De nouvelles habitudes durables ? « Oui » assurent 80 % des sondés concernés. A voir. Car tous ces comportements ont une dimension sociale significative : on boit, on fume ou mange davantage lorsque l’on est en société (le sacro-saint apéro…). Or, avec la fin du confinement et l’arrivée des vacances d’été, les habitudes pourraient vite reprendre le dessus.

Plus surprenant, la part de personnes pratiquant régulièrement ou « de temps en temps » une activité sportive n’a pas été affecté par le confinement : les Français sont toujours 2 sur 3 à pratiquer une activité physique régulière, confinement ou pas. Et selon le sondage, le confinement a même fait découvrir de nouvelles activités sportives ou de relaxation à un Français sur cinq.

En revanche, les personnes sédentaires le sont devenues plus encore durant le confinement et semblent même avoir « déraper » note le baromètre Odoxa : « le fait que la part de Français mangeant « mal » et ne se « bougeant » pas, n’ait pas évoluée n’empêche pas que le volume de produits gras consommés et le nombre d’heures passées assis sur un canapé aient augmenté, tirés vers le haut par ceux qui étaient déjà sédentaires et déjà inattentifs à leur consommation ».

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