Hommage : Le Professeur Daniel Rozencweig nous a quittés

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°5 - 11 février 2026
Information dentaire

« C’est mon Ami et c’est mon Maître », chantait Serge Lama… Oui, Daniel, tu étais mon Maître et mon grand Ami. J’ai eu la grande chance de faire ta connaissance il y a cinquante ans, lorsque tu as rejoint la Faculté de Nancy, pour étoffer l’équipe du département de Prothèses. Tu avais déjà largement fait tes preuves, connu et reconnu par tes pairs, renommé pour tes nombreuses publications et communications dans l’Hexagone ou à l’International…

Parodontologiste dès la première heure, pionnier et passionné également dans le domaine de l’occlusodontie, tu m’as pris par la main alors que j’étais jeune assistant. Tu me passionnais par ton savoir et ton expérience. Je t’admirais, et j’ai largement bénéficié de ton aide si précieuse, durant toute ma vie professionnelle. Mes premiers travaux, mes premières conférences, mes premiers concours, c’est toi qui les as encadrés avec ta gentillesse et ton énergie coutumières… Je te les dois …

Très vite, nous sommes devenus Amis, « complices professionnels », une amitié sincère et totalement désintéressée, ce qui est rare …

Tu as fait rayonner le département de Prothèses de Nancy et nous formions une belle équipe avec nos Amis, Michel Vivier, Luc Babel, Jean Colin…

Tu étais toujours en mouvement, en quête d’apprendre, de découvrir et de transmettre. Travailleur infatigable, de jour comme de nuit, tu dormais à côté de tes livres et de tes diapositives.

Tous les confrères, consœurs et étudiants qui sont passés par ton enseignement et qui ont eu la chance de te côtoyer et de te suivre, en témoignent encore aujourd’hui. Tu étais exigeant, voire intransigeant avec toi-même, comme avec les autres. Tu t’es également intéressé à de nombreux sujets, tels que la communication et l’exercice au cabinet, sans compter tes autres passions : les œuvres d’art, les livres anciens, et ta véritable « collectionnite » d’objets les plus divers et les plus insolites.

Avec ton épouse, Denise, et tous les tiens, tu as sillonné le monde entier.

Sur la fin de ta vie, tu n’as rien lâché, tu t’es battu avec ton énergie légendaire contre cette maladie qui progressait insidieusement. Ton corps ne suivait plus, mais ton esprit a conservé sa totale vivacité jusqu’au bout.

Daniel, tu as remarquablement rempli ta mission de mari, père, grand-père, ami, enseignant et clinicien.

Aujourd’hui, nous sommes dans la peine et je pense à ta chère Denise, dont le dévouement pour toi a été sans faille, à tes enfants que tu chérissais, et qui te le rendaient bien…

Je leur adresse mes très sincères condoléances et ma fidèle Amitié. Repose en paix, mon cher Daniel …

Jean-Paul Louis

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