L’Agence nationale du DPC annonce avoir procédé à la désinscription préventive de plus de 3 000 inscriptions, soit « un désengagement de plus de 2 millions d’euros », après avoir identifié des enregistrements « ne permettant pas de garantir qu’ils avaient été réalisés directement par les professionnels de santé concernés ».
Cette opération, rendue publique le 25 février, fait suite à des investigations ouvertes après la détection de profils présentant « des caractéristiques atypiques ».
Derrière cette formulation, l’Agence cible une pratique douteuse : l’inscription de professionnels de santé à des actions de DPC sans qu’ils l’aient eux‑mêmes réalisée, via l’usage de leurs identifiants personnels par certains organismes de formation.
L’ANDPC rappelle que ces derniers « ne doivent jamais solliciter les identifiants et mots de passe des professionnels » ni procéder à des inscriptions en leur nom.
Les professionnels concernés ont été informés individuellement. Ils peuvent « se réinscrire personnellement » depuis leur espace sécurisé, conformément aux règles d’inscription individuelle.
L’Agence inscrit cette action dans un triple objectif : la « protection des comptes et des données personnelles », le respect des règles d’inscription, et la « bonne gestion du financement du développement professionnel continu ».
En filigrane, il s’agit aussi de préserver l’intégrité du dispositif : une inscription effectuée à la place du professionnel déclenche indûment un financement, sans garantie qu’il suivra la formation correspondante.
L’ANDPC rappelle enfin que ces règles « conditionnent la sécurisation du dispositif et son financement » et qu’elles feront l’objet d’un contrôle renforcé.
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