La consommation de médicaments en chute libre pendant le confinement

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Durant la période de huit semaines de confinement et une semaine post-confinement, la consommation de médicaments de ville en France « a été profondément modifiée », indique le groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare constitué par l’Agence du médicament et la CNAM. Si le recours à de nombreux médicaments et vaccins a été en forte baisse, les hypnotiques et anxiolytiques ont connu un léger rebond à la fin du confinement.

En se basant sur l’analyse de 725 millions d’ordonnances, l’étude compare, pour 58 classes thérapeutiques, le nombre de personnes ayant eu une délivrance de médicaments remboursés en pharmacie chaque semaine durant le confinement au nombre “attendu” estimé sur la base de la même période en 2018 et 2019.

Du fait de la forte baisse de l’activité de médecine de ville, très peu de nouveaux traitements ont été instaurés durant cette période (- 39 % pour les antihypertenseurs, – 48,5 % pour les antidiabétiques et – 49 % pour les statines) et la délivrance de produits nécessitant une administration par un médecin a fortement diminuée (- 6 % pour les vaccins penta/hexavalents des nourrissons, – 43 % pour les vaccins anti-HPV, – 16 % pour le ROR et même – 48 % pour les vaccins antitétaniques la dernière semaine du confinement).

L’étude rapporte également l’effondrement de l’utilisation de l’antibiothérapie (- 30 à – 40 %), en particulier chez les enfants pendant. « Cela peut s’expliquer par un effet de l’arrêt de la circulation de tous les virus (hors SARS-Cov-2) et autres agents infectieux avec la fermeture des crèches et des établissements scolaires durant le confinement », indique Epi-Phare.

A l’inverse, certaines classes thérapeutiques ont vu leur utilisation augmenter en particulier les hypnotiques (+ 6,9 % la première semaine post-confinement et + 5 % pendant les trois dernières semaines du confinement) et à un degré moindre les anxiolytiques : + 1,2 % la première semaine post-confinement. « Comme plusieurs enquêtes le soulignent, le confinement et ses conséquences sociales, professionnelles et économiques ont pu engendrer des troubles du sommeil et de l’anxiété », indiquent les auteurs.

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