La permanence des soins doit être organisée avant la fin 2015

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire

Une instruction ministérielle mise en ligne le 29 juin (circulaire.legifrance.gouv.fr) donne six mois aux Agences régionales de santé (ARS) pour organiser sur leur territoire la permanence des soins (PDS) dentaires telle qu’elle est définie dans l’avenant n° 2 à la convention dentaire, publiée le 31 juillet 2012 et dont le décret d’application a paru seulement le 29 janvier dernier.
Le document rappelle aux directeurs des ARS les grandes lignes qui doivent présider à l’organisation de la PDS. Il recommande avant tout « d’associer et de concerter largement l’ensemble des acteurs impliqués », notamment les organisations représentatives des chirurgiens-dentistes localement (URPS). La gestion des tours de garde des dimanches et jours fériés, sur la base d’un tableau de permanence établi pour chaque secteur, est confiée au conseil départemental de l’Ordre des chirurgiens-dentistes, comme aujourd’hui. Les ARS définissent librement les secteurs en fonction de la démographie, les horaires sur lesquels s’exerce la permanence des soins dentaires, et les modalités d’accès au chirurgien-dentiste de garde en fonction des spécificités locales et des secteurs (répondeur du conseil départemental de l’Ordre, affichage en mairie, voie de presse, site de l’ARS, passage préalable des patients par le commissariat de gendarmerie ou la police, etc.). La rémunération des chirurgiens-dentistes de permanence est, comme prévu dans l’avenant conventionnel, de 75 € par demi-journée d’astreinte, soit trois à quatre heures selon la circulaire. Quatre heures qui peuvent être fractionnées dans la même journée selon, par exemple, les horaires suivants : 9h-11h/14h-16h. « Si, après une première garde de 3 à 4 heures, une autre période de garde de 3 à 4 heures est couverte par le chirurgien-dentiste au cours de la même journée, la rémunération sera alors la suivante : 2 x 75 € », précise la circulaire. Une majoration spécifique dénommée MCD, de 30 €, est également due pour les actes cliniques et techniques prévus à la convention. À ces rémunérations s’ajoutent évidemment les actes effectués par le chirurgien-dentiste d’astreinte inscrit sur le tableau de garde.
L’ARS Lorraine a été la première à mettre en place cette PDS conventionnelle le 1er mai dernier (lire id n°19).

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Vie de la profession

Violences sexistes et sexuelles : les ordres de santé signent une charte d’engagement avec l’État

Elle vise à « mieux protéger les victimes, renforcer les procédures de signalement et garantir une réponse plus efficace face...
Vie de la profession

Formation continue : une proposition de loi veut supprimer le DPC pour les professions à Ordre

Dans son exposé des motifs, Thibault Bazin (Droite républicaine) dénonce un système devenu illisible à la suite de l’empilement des...
Vie de la profession

Elie Sfeir nouveau président de l’UD

Le conseil d’administration de l’Union dentaire (UD) a élu, le 18 juin 2026, Elie Sfeir président du syndicat. Selon le communiqué diffusé le...
Vie de la profession

L’Ordre des chirurgiens‑dentistes répond point par point au rapport de l’Inspection générale des finances

Dans un document de 25 pages, le président du Conseil national de l’ordre des chirurgiens‑dentistes (CNOCD), Alain Durand, répond de...
Actualité Vie de la profession

L’assurance maladie soutient la démarche « Cabinet écoresponsable »

Les URPS chirurgiens-dentistes Île-de-France (URPS CD IDF), Provence-Alpes-Côte d’Azur (URPS CD PACA) et Auvergne-Rhône-Alpes (URPS CD AURA), qui éditent ensemble...
Vie de la profession

URPS : les sénateurs votent en première lecture une réforme du mode de scrutin

Les sénateurs ont approuvé, lundi 1er juin, en première lecture, une proposition de loi réformant le mode de scrutin des...