La relative mauvaise santé des soignants

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Les professionnels de santé, dont les chirurgiens-dentistes, ne sont pas de très bons exemples en matière de prévention et de comportements à risque, même si, globalement, ils font mieux que les Français en général, souligne le baromètre « Carnet de santé », réalisé par Odoxa pour la Mutuelle Nationale des Hospitaliers avec l’association SPS (Soins aux professionnels de santé) auprès de 6 078 professionnels de santé (dont 314 chirurgiens-dentistes) et publié le 10 décembre. Par exemple, seul 30 % des chirurgiens-dentistes interrogés se font vacciner contre la grippe tous les ans et 15 % occasionnellement. Les pharmaciens et les médecins font mieux (55 % et 68 %).
S’agissant de l’alcool, 8 % des praticiens déclarent en consommer tous les jours contre 11 % des médecins spécialistes et 8 % des médecins généralistes et… 9,7 % des Français. 13 % des chirurgiens-dentistes en consomment plusieurs fois par semaine et 31 % au moins une fois par semaine. En matière de tabagisme, 10 % des chirurgiens-dentistes fument tous les jours ou presque. C’est deux fois moins que les aides-soignants et infirmiers, mais plus que les médecins (9 %). Les Français sont 27 %. Enfin, 61 % des chirurgiens-dentistes ont une activité physique régulière (2,7 heures déclarées) contre 75 % de kinés mais 56 % des pharmaciens. Ce qui ne les empêche pas d’avoir un sommeil difficile.
Ainsi, 23 % des praticiens éprouvent des difficultés à dormir quotidiennement contre 36 % des aides-soignants, 27 % des pharmaciens et 25 % des médecins. Un tiers supplémentaire ne trouvent pas le sommeil une à deux fois par semaine. En cause : le stress, notamment les incivilités des patients et les « débordements de leur activité sur la vie privée ».

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