Le moral des chirurgiens-dentistes s’améliore légèrement

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire

Chaque année depuis 2011, CMV Médiforce, filiale de financement de BNP Paribas, passe au crible les doutes et espoirs de 486 représentants de 8 professions libérales de santé (PLS). Surprise en 2015, pour la première fois, l’ensemble des indicateurs stoppe sa baisse continue.
Sur une échelle de 1 à 10, les libéraux de santé donnent en moyenne à la situation générale de la profession qu’ils exercent la note de 4,9. « Pour la première fois en cinq années de mesure, cette note moyenne stoppe sa chute en restant stable sur un an, passant de 4,8 à 4,9 », note l’étude. Les biologistes donnent encore la plus mauvaise note (4,2), tandis que les infirmiers sont toujours les plus positifs (5,6). Les chirurgiens-dentistes voient aussi leur moral remonter cette année, passant de 4,2 à 4,4. Leur vision de la profession « dans les années à venir » passe de 3,1 à 3,3 mais reste la plus mauvaise note du panel. Ce petit mieux se traduit par le fait que 56 % des chirurgiens-dentistes recommanderaient à un jeune d’exercer sa profession contre 46 % un an plus tôt. Ils étaient 71 % en 2011… Mais qu’est-ce qui fait donc si peur aux praticiens ? Comme les autres PLS, les chirurgiens-dentistes sont très fortement préoccupés par « les contraintes administratives ou bureaucratiques » (92 % le sont « beaucoup » contre 75 % en moyenne), devant « les charges ou la fiscalité » (82 %). Plus que toute autre profession, les chirurgiens-dentistes redoutent les cabinets low cost (65 % contre 21 % en moyenne) et le choix du patient d’aller se faire soigner à l’étranger (31 % contre 9 %).

55 % se déconventionneront probablement
Le contexte politique et réglementaire n’arrange rien. Les chirurgiens-dentistes sont les plus négatifs à l’égard du rôle des mutuelles : 97 % (contre 85 % en moyenne) estiment qu’elles vont « peser de plus en plus dans les choix des dépenses de santé des patients et [que] c’est une mauvaise chose ». L’effet Santéclair sans doute… Ce sont également, et de loin, les plus nombreux des PLS (33 %) à citer spontanément le tiers payant généralisé et/ou les mutuelles en réponse à la question ouverte leur demandant les « principales innovations qui vont sans doute avoir une influence négative sur la façon d’exercer dans les années à venir ». En réaction, ils sont parmi les plus nombreux (63 % contre 51 % en moyenne, juste derrière les biologistes et les vétérinaires) à dire que « les médecins qui décident d’exercer en secteur non conventionné ont bien raison, cela leur donne la possibilité d’exercer leur métier dans de meilleures conditions ». 5 % disent qu’ils le feront « très probablement » et 55 % « peut-être un jour ».
Malgré ce contexte, les praticiens voient les évolutions technologiques comme des atouts pour leur métier. Ce sont les plus positifs face à la hausse des possibilités pour les patients de s’informer via Internet : 27 % (contre 18 % en moyenne) disent que « cela facilite le dialogue car ils savent mieux de quoi on parle et ce qu’ils veulent ».

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