Les professionnels du dentaire toujours très peu exposés aux rayons ionisants

  • Publié le .
Information dentaire

En 2021, dans le secteur dentaire, 46 200 personnes ont été suivies dans le cadre de leurs activités professionnelles les exposant aux rayonnements ionisants. Comme en 2020, 82 % de cet effectif reçoit des doses inférieures à 0,1 mSv (millisievert), selon un bilan publié par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) le 23 septembre.

0,1 mSv étant le « seuil d’enregistrement » à partir duquel on commence à mesurer l’exposition aux rayonnements, ces personnes sont considérées comme « non exposées ». Pour autant, en dentaire toujours, la dose individuelle annuelle moyenne est de 0,20 mSV (contre 0,16 mSv en 2020 et 0,23 mSv en 2019). En effet, 7 732 personnes ont reçu entre 0,1 et 1 mSv faisant grimper la moyenne.

« Une dose de 1 mSv est considérée en radioprotection comme une dose faible voir très faible », rassure l’IRSN sur son site internet. 145 personnes ont reçu entre 1 et 5 mSv contre 63 en 2020. Seul deux individus sont au-delà de 5 mSv.

Dans le domaine des activités de santé, « médicales et vétérinaires », 234 284 travailleurs ont été suivis. La dose individuelle moyenne est de 0,27 mSv. Seuls 1802 travailleurs (0,8 % de l’effectif) ont reçu une dose supérieure à 1 mSv dont 46 de 5 à 10 mSv et 13 au-delà.

Globalement, 392 180 travailleurs ont été suivis en 2021 : industrie, nucléaire ou non, santé, recherche, exposition à la radioactivité naturelle,… La dose individuelle moyenne s’établit à 0,85 mSv, en hausse de 9 % par rapport à 2020 (0,78 mSv). « Cette hausse est principalement liée à l’augmentation du volume des travaux de maintenance dans l’industrie nucléaire, en lien avec une amélioration de la situation sanitaire due à la COVID-19 », explique le rapport. Les travailleurs du nucléaire reçoivent la dose individuelle moyenne la plus élevée devant les personnes exposées à la radioactivité naturelle, pour l’immense majorité, des personnels navigants soumis au rayonnement cosmique, puis ceux de l’industrie non nucléaire.

Les domaines médical et vétérinaire, dont le dentaire donc, présentent les doses annuelles individuelles moyennes les plus faibles.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Vie de la profession

100 CESP pour 2025-2026

Cent contrats d’engagement de service public (CESP) sont disponibles pour l’année 2025-2026, ventilés sur les facultés dentaires : dont 17 à...
Vie de la profession

Violences sexistes et sexuelles : l’Ordre signe une charte d’engagement avec l’État

Les sept Ordres nationaux des professions de santé, dont l’Ordre national des chirurgiens-dentistes, ont signé le 2 juillet avec les ministres...
Vie de la profession

Décès de Preston Dallas Miller Jr

Il est des noms de la Parodontologie Mondiale dont on se souvient toujours. Et Preston Dallas Miller Jr, qui vient...
Vie de la profession

Démographie : les chirurgiens-dentistes, toujours plus nombreux, jeunes et féminisés

« Au 1er janvier 2026, 48 700 chirurgiens-dentistes sont en activité, soit + 2,2 % en un an », souligne la Drees...
Vie de la profession

Violences sexistes et sexuelles : les ordres de santé signent une charte d’engagement avec l’État

Elle vise à « mieux protéger les victimes, renforcer les procédures de signalement et garantir une réponse plus efficace face...
Vie de la profession

Formation continue : une proposition de loi veut supprimer le DPC pour les professions à Ordre

Dans son exposé des motifs, Thibault Bazin (Droite républicaine) dénonce un système devenu illisible à la suite de l’empilement des...