Mon espace santé : vers plus de prévention et de coordination des soins

  • Publié le .
Information dentaire

Quatre ans après sa création, près de 97 % des Français disposent d’un profil Mon espace santé, dont 24 millions sont activés. Plus de 420 millions de documents y ont été déposés en 2025 par les professionnels et établissements de santé, soit une progression de 40 % en un an, s’est félicité le ministère de la Santé le 29 janvier lors d’une conférence de presse.

Plus d’un document de santé sur deux est désormais versé dans le service, alimenté par près de 150 000 professionnels de santé libéraux et 3 800 établissements. Au cours de l’année 2025, 70 % des Français ont reçu au moins un document, tandis que 2,5 millions de personnes s’y connectent chaque mois pour consulter leurs informations.

La stratégie initiale des pouvoirs public a reposé sur l’alimentation massive et sécurisée des données, appuyée par la modernisation des logiciels et l’ouverture automatique des profils, sauf opposition. Ces prérequis ont permis l’émergence d’usages réguliers, tant du côté des citoyens que des professionnels.

Désormais Mon espace santé évolue vers des fonctionnalités de prévention personnalisée et de coordination des soins, indique le ministère. Des notifications ciblées en matière de vaccination, de dépistage et de campagnes de santé publique ont déjà été déployées, avec 13 millions de messages envoyés depuis août 2025.

Mise à jour logicielle
Des parcours dédiés ont également été mis en place, notamment pour les femmes enceintes et le suivi de l’enfant, ainsi que des dispositifs d’accompagnement pour les personnes vivant avec des maladies chroniques.

« Un autre enjeu est désormais de permettre aux professionnels de consulter plus facilement les informations clés utiles à la prise en charge de leurs patients et de mieux se coordonner entre eux, en leur faisant gagner du temps médical », a annoncé le ministère.

Une nouvelle mise à jour de leurs logiciels, qui concernera dans un premier temps la médecine de ville, l’imagerie médicale et les établissements de santé permettra aux professionnels d’exploiter rapidement et facilement les informations les plus pertinentes, « à travers une consultation et un filtrage améliorés, avec un minimum de saisie à réaliser ». 

L’objectif est également de simplifier le versement de documents courants comme les documents de vaccination ou les comptes rendus des examens obligatoires de l’enfant. Cette « seconde vague du Ségur du numérique », sera déployée progressivement entre 2026 et 2028.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Politique de santé

Désinformation en santé : une stratégie nationale pour contrer un risque majeur

Face à une « désinformation massive » qui « altère la confiance dans les institutions » et « fragilise la démocratie », la ministre de la...
Politique de santé

L’ONU intègre la santé bucco-dentaire dans sa lutte contre les maladies non transmissibles

Pour la première fois, la santé bucco-dentaire figure dans une déclaration politique des Nations Unies sur les maladies non transmissibles...
Politique de santé

Suppression annoncée de l’ANDPC : inquiétudes chez les professionnels de santé libéraux

La disparition de l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) suscite de vives inquiétudes dans le secteur de la santé....
Politique de santé

Le PLFSS 2026 approuvé à l’Assemblée Nationale, les mesures qui fâchent à la trappe

Les députés ont approuvé à une courte majorité, mardi 9 décembre, le Projet de loi de financement de la sécurité...
Politique de santé

PLFSS 2026 : profondément remanié au Sénat, le texte revient à l’Assemblée Nationale

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 sera examiné en séance publique par l’Assemblée...
Politique de santé

Vaccination au collège : le méningocoque rejoint le HPV

Après deux années consacrées à la prévention des infections à papillomavirus humains (HPV), le ministère de la Santé propose désormais...