Prévention des TMS : l’assurance maladie relance sa campagne auprès des entreprises

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire

Actions de prévention (diagnostics, formations) ou de sensibilisation, mais aussi aménagements de postes de travail : en 2025 près de 6 000 entreprises, essentiellement de moins de 50 salariés, ont bénéficié de subventions de l’assurance maladie (139,5 millions d’euros) dans le cadre de son fonds de « Prévention des risques ergonomiques », indique celle‑ci le 13 avril en annonçant la relance de sa campagne de communication « Les troubles musculosquelettiques, ça s’anticipe dès aujourd’hui ».

Première cause de maladies professionnelles en France, représentant 88 % des maladies reconnues, les troubles musculosquelettiques (TMS) touchent de nombreux secteurs d’activité et ont des conséquences importantes sur la santé des salariés comme sur la performance des entreprises.

Dans les cabinets dentaires, ils sont la cause de 26 % des arrêts de travail selon des données de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

L’objectif affiché de cette nouvelle campagne est d’inciter les entreprises à agir en amont, dès l’apparition de signaux précoces tels que des douleurs récurrentes, une multiplication des arrêts de travail ou des difficultés identifiées sur certains postes.

Première cause de morbidité liée au travail

La prévention repose en premier lieu sur l’évaluation des risques professionnels intégrée à la gestion courante de l’activité. À cet effet, l’assurance maladie met à disposition des employeursdes outils en ligne en accès librepermettant d’évaluer les risques et de formaliser le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), avec des déclinaisons sectorielles et des supports opérationnels.

Des aides financières accompagnent les projets, notamment via la subvention « Prévention des risques ergonomiques », mobilisable pour financer diagnostics, formations, équipements ou aménagements de postes.

Selon Santé publique France, les troubles musculo-squelettiques du dos et du membre supérieur touchent 60 % des femmes actives et 54 % des hommes. La prévalence des TMS du dos est de 48 % chez les femmes et de 42 % chez les hommes. Celle des TMS du membre supérieur (épaule, coude, poignet, main) est plus faible : 31 % chez les femmes et 28 % chez les hommes. « Au niveau du dos, les TMS le plus souvent déclarés sont les lombalgies hors sciatiques et pour le membre supérieur, les TMS de l’épaule arrivent en tête », détaillait l’agence publique dans son « baromètre » publié il y a un an.

Les secteurs d’activité les plus touchés sont l’industrie manufacturière et la construction chez les hommes et le secteur santé humaine et action sociale chez les femmes. En santé humaine (sans plus de détail) : 52,5 % des femmes sont affectées par des douleurs au dos et 32 % par des douleurs du membre supérieur. En France, les TMS constituent la première cause de morbidité liée au travail et la première cause de maladies professionnelles indemnisées.

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