Quel protocole chirurgical pour les patients traités par bisphosphonates par voie intraveineuse et devant bénéficier d’une avulsion dentaire ?

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire

Il s’agit d’une étude observationnelle, prospective. L’objectif est de valider un nouveau protocole chirurgical d’avulsion dentaire chez des patients recevant des bisphosphonates par voie intraveineuse. L’hypothèse est qu’une durée opératoire diminuée favorise une meilleure cicatrisation chez ces patients.

Les patients sont suivis jusqu’à 12 mois après la réalisation des avulsions dentaires.
Leur prise en charge est la suivante :
deux semaines avant la chirurgie, les patients bénéfi cient d’un détartrage/surfaçage ainsi que d’une séance de motivation à l’hygiène ; la veille de l’intervention, un traitement antibiotique est initié (amoxicilline + acide clavulanique, 3g/j pendant 6 jours, ou érythromycine 1800mg/j pendant 6 jours en cas d’allergie). L’anesthésie utilise du chlorhydrate de mépivacaïne associé à de l’épinéphrine à 1/100 000. La luxation dentaire est la moins traumatique possible, utilisant des instruments manuels. En fi n d’intervention, l’alvéole est révisée avec des inserts chirurgicaux ultrasonores. La régularisation osseuse éventuelle est réalisée avec le même matériel. Les sites d’avulsions sont comblés avec du PRGF (Plasma Rich in Growth Factor). Une suture au vicryl 4-0 permet la stabilité du PRGF. L’antisepsie postopératoire du site opéré est effectuée à l’aide de compresses imbibées de peroxyde d’hydrogène à 3 %, 3 fois par jour, pendant 2 semaines.

Les contrôles cliniques et radiologiques sont réalisés tous les 1, 3, 6 et 12 mois. Dans l’article proposé, les complications sont exceptionnelles.

Cet article présente une technique chirurgicale sans lambeau, rapide et simple, qui semble donner de très bons résultats lors d’avulsions dentaires chez des patients bénéfi ciant d’une administration intraveineuse de bisphosphonates.

Certaines idées sont à retenir, telles que la préparation de la cavité buccale à l’intervention, la non-nécessité de réaliser un lambeau et donc un décollement du périoste nourricier, la fermeture du site et donc la protection de l’os vis-à-vis du milieu buccal septique, l’apport de facteurs de croissance et donc l’amélioration
de la cicatrisation muqueuse.

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