Remplacement : mode d’emploi

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°27 - 10 juillet 2024 (page 40)
Information dentaire
Le remplacement d’un chirurgien-dentiste, qui doit faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès du conseil départemental de l’Ordre, est encadré par des règles strictes.

Qui peut remplacer un praticien ?

Un chirurgien-dentiste qui cesse momentanément son exercice professionnel ne peut se faire remplacer que par un praticien inscrit au tableau de l’Ordre ou un étudiant en chirurgie dentaire remplissant les conditions légales pour exercer.

Quid du contrat ?

Tout remplacement effectué par un praticien ou un étudiant en chirurgie dentaire doit faire l’objet d’un contrat écrit, incluant obligatoirement les clauses essentielles prévues par le Conseil national de l’Ordre.
À la fin du remplacement, tous les éléments utiles à la continuité des soins doivent être transmis au titulaire.

Quelles sont les conditions du remplacement ?

Un chirurgien-dentiste peut se faire remplacer à la condition qu’il interrompe provisoirement toute activité professionnelle en quelque lieu que ce soit.
Lorsqu’il souhaite simplement réduire son activité pour des raisons de santé, de poursuite d’études ou toute autre raison, le praticien doit recourir à la collaboration.

Quel statut pour le remplaçant ?

Le remplaçant peut être libéral (exercice en toute indépendance) ou salarié (exercice comportant un lien de subordination relatif à l’organisation et à la gestion).
Le remplacement libéral déconseillé aux étudiants : c’est ce qu’on peut lire sur le site du Conseil national de l’Ordre. Il faut dire les choses plus clairement : le contrat d’exercice libéral d’un étudiant est tout simplement illégal ! En effet, l’étudiant n’a légalement aucune profession. Il ne sera chirurgien-dentiste qu’une fois inscrit au tableau de l’Ordre des chirurgiens-dentistes. Il ne peut, par voie de conséquence, satisfaire aux différentes obligations découlant d’un exercice libéral. Son seul exercice possible repose sur une autorisation exceptionnelle délivrée par le conseil de l’Ordre qui ne lui permet pas d’avoir la qualité de « travailleur indépendant », nécessaire à l’exercice…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Exercice professionnel

Île-de-France : SPS déploie un plan régional pour la santé des soignants

La région concentre à elle seule plus d’un quart des sollicitations adressées à la plateforme d’aide aux professionnels de santé....
Exercice professionnel

Antidouleurs dentaires : délister pour mieux soulager

Les deux principaux syndicats de pharmaciens, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine...
Exercice professionnel

Article réservé à nos abonnés La normalisation de la déviance : quand l’écart devient la norme

En 1986, à la suite de la perte de la navette Challenger [1, 2], la sociologue américaine Diane Vaughan a...
Exercice professionnel

Un guide pour repérer et faire face aux dérives sectaires en dentaire

Le secteur de la santé et du bien-être est devenu le premier motif de signalement auprès de la Miviludes. Il...
Exercice professionnel

Hausse de la sinistralité en 2025 : l’endodontie demeure la première cause de litiges

« La profession reste la plus exposée des professions médicales, souligne l’assureur. Mais la voie amiable reste prioritaire dans nos...
Exercice professionnel

La HAS veut limiter les prescriptions inutiles d’antibiotiques en odontologie

Face à la progression de l’antibiorésistance, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié le 14 septembre de nouvelles recommandations  destinées...