Taux de survie des dents traitées endodontiquement à 10 ans

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°43 - 9 décembre 2020
Information dentaire
Article analysé
Kebbe S et coll. Tooth survival following root canal treatment by general dental practitioners in a Swedish county – a 10-years follow-up study of a historical cohort. Int Endod J 2020 ; doi : 10.1111/iej.13392.

La présentation d’un traitement endodontique à un patient doit comprendre différents éléments comme le ratio bénéfices/risques, les complications potentielles, le coût, etc. Parmi ces éléments, le pronostic des thérapeutiques est important afin d’informer les patients et d’aider aux choix thérapeutiques.

Une étude rétrospective suédoise récente a cherché à évaluer le taux de survie à 10 ans de dents traitées endodontiquement par des omnipraticiens.

Sur presque 4 000 patients qui avaient bénéficié en 2006 d’un traitement endodontique dans l’une des 29 cliniques d’un réseau de santé publique du nord de la Suède, les auteurs ont réussi à en retrouver et en inclure 280 dans leur étude, pour un nombre de dents équivalent.

Le taux de survie des dents traitées est de 91,6 % à 5 ans, et 81,7 % à 10 ans. Les causes d’extraction sont, par ordre de fréquence : fractures, caries, problèmes endodontiques et parodontaux. En termes de facteurs pronostiques défavorables à la survie de la dent traitée endodontiquement, l’analyse statistique des données a mis en avant le type de dents (les molaires étant davantage concernées), l’apparition de plusieurs problèmes aigus avant ou au cours des séances de soins, ainsi qu’un nombre de séances nécessaires pour le traitement supérieur à cinq.

En revanche, les auteurs n’ont relevé aucun lien statistiquement significatif en association avec le sexe du patient, le nombre de points de contact, l’état pulpaire initial ou le volume de la restauration coronaire initiale.

Les dents extraites l’ont été de manière relativement linéaire sur la durée d’observation, avec un taux de survie qui diminuait de presque 2 % chaque année.

Si le taux de rappel est volontairement très faible et le nombre de praticiens différents très élevé, ces résultats restent similaires à ceux déjà mesurés en Europe du Nord. Malgré le nombre d’informations relevées lors de cette étude, peu de conclusions peuvent en être tirées.

Nous en retenons qu’à moyen, voire long terme, le taux de survie d’une dent traitée endodontiquement est très élevé et que ce choix conservateur doit être privilégié à chaque fois qu’il est possible

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