• Écrit par

Anomalies de la structure ostéo-dentaire et réhabilitations implantoprothétiques

Télécharger la formation
Information dentaire

La Revue

La formation d’excellence
4 numéros par an

Abonnez-vous

Les réhabilitations prothétiques chez les patients présentant des anomalies de la structure dentaire sont toujours un défi thérapeutique, à la fois pour le praticien et le patient. Malgré l’avènement des réhabilitations implantoprothétiques, de nombreuses questions subsistent, quant à leurs indications possibles ; notamment avec les patients qui présentent des troubles de la structure osseuse. Ces réhabilitations sont souvent complexes et s’adressent à des patients jeunes, dont le parcours de soin doit être fréquemment adapté à des situations de vie changeantes. Bien que sur ce sujet, la littérature soit assez pauvre, ce travail a pour objet de présenter différentes situations cliniques, avec des propositions de prise en charge adaptées.

Les réhabilitations implantoprothétiques permettent d’apporter des solutions fonctionnelles, esthétiques et économes en tissus biologiques. Les patients porteurs d’anomalies de la structure osseuse et/ou de la structure dentaire peuvent également en bénéficier. Cependant, dans ces cas particuliers, le chirurgien-dentiste doit s’attendre à rencontrer des difficultés spécifiques supplémentaires, au cours de la prise en charge de ces jeunes adultes.

D’une part, les jeunes patients ont souvent une vie sociale, éducative ou professionnelle [1] peu compatible avec une réhabilitation chirurgico-prothétique longue, passant par des phases de temporisation inesthétiques. Une gestion adaptée de ces phases transitoires est essentielle, afin de réduire l’impact psychosocial de la maladie [2].

D’autre part, aux troubles dentaires s’ajoutent fréquemment des troubles occlusaux et squelettiques nécessitant parfois une prise en charge orthodontique [3], comme les béances dento-squelettiques dans les amélogenèses imparfaites ou la perte de dimension verticale dans les dentinogenèses imparfaites [4].

De plus, le pronostic et l’évolution à long terme des traitements prothétiques chez de jeunes patients sont à prendre en compte dans le projet final.

Enfin, les implants positionnés chez de jeunes adultes n’accompagneront pas la croissance et l’éruption passive et parfois tardive des dents naturelles adjacentes, ce qui peut se traduire par le développement d’infraclusions et de béances secondaires [4]. C’est pourquoi, dans la grande majorité des situations, la réhabilitation implantoprothétique doit donc être…

Les commentaires sont fermés.