Depuis les publications de Mathias Kern [1-4], le remplacement prothétique d’une dent antérieure par un bridge collé cantilever d’usage avec un seul point d’appui, sous forme d’ailette palatine ou linguale, est devenu un traitement de choix, y compris lorsque la mise en place d’un implant et la réalisation d’une prothèse implanto-portée restent possibles.
L’observation clinique, l’expertise d’un clinicien, l’évolution des matériaux et des connaissances biologiques ont rendu fiables l’utilisation et le collage d’infrastructures à base de zircone 3Y-TZP [5], à condition qu’une surface de connexion d’au moins 6 mm² soit obtenue entre l’ailette et l’intermédiaire en extension.
Pour des raisons d’intégration esthétique, certains auteurs préfèrent utiliser des vitrocéramiques à base de disilicate de lithium [6]. Bien que ce matériau ait longtemps été considéré comme plus favorable, l’évolution des traitements de surface conduit aujourd’hui à nuancer cette distinction [7]. Les résultats rapportés avec le disilicate de lithium sont satisfaisants à condition que les surfaces de connexions soient majorées pour atteindre entre 12 et 16 mm² [8].
Pour ces deux matériaux, à surface égale, il est important de privilégier la hauteur de la connexion afin de majorer sa résistance mécanique [9]. Cette surface de connexion étendue est cependant parfois difficile à obtenir avec des ailettes palatines, ce qui est moins le cas lorsque ces ailettes sont des facettes vestibulaires.
Cette proposition est peu développée dans la littérature, car elle correspond à des indications limitées, toutes issues d’un processus de décision basé sur le meilleur rapport bénéfice-risque pour le patient [10-12]. Dans le cadre du Diplôme Universitaire Clinique de Dentisterie Restauratrice et Prothèse Fixée (DUCDRPF, Université Paris Cité), dispensé dans le service de médecine bucco-dentaire de l’hôpital Bretonneau…