Responsable de séance : Antonin Raj
Intervenant : Mélissa Badedji
L’occlusion est souvent jugée chronophage. Pourtant, l’intégralité des soins que nous réalisons n’a aucun sens sans une occlusion bien gérée. L’occlusion a une place primordiale dans le cahier des charges d’une restauration : rétablir la fonction.
Une tâche minutieuse boucle donc la séance de soin, et se fier à l’avis du patient conduit généralement à une mise en sous-occlusion des restaurations.
Mais qu’est-ce que l’occlusion idéale?
En occlusion statique et dynamique, il existe des schémas de références à avoir à l’esprit. Les points supports d’occlusion et les surfaces de guidage dynamique sont répartis uniformément sur les arcades. Cependant, ces schémas sont utopiques car chaque patient a une occlusion qui lui est propre, qui peut être parfaitement fonctionnelle sans être « idéale ». Le rôle du praticien va être d’analyser préalablement cette occlusion pour effectuer les soins en respectant l’occlusion initiale des patients.
Une sous-occlusion entraîne à terme une perte de stabilité de l’OIM, une répartition des forces occlusales non physiologique sur les autres dents, occasionnant un risque d’abfractions, de fractures, de fêlures, de chipping, une perturbation de la mastication et un risque d’aggravation de lésions parodontales.
À l’inverse, une surocclusion crée une prématurité et/ou une interférence qui entraîne les mêmes risques de fracture, fêlure, chipping, lésions parodontales, mais localisés sur la dent concernée avec parfois un réflexe d’évitement conduisant à une malocclusion.
Inspiré par le Docteur Adbjean et repris par le Docteur Cotelle, le principe VERO (Visualiser, Enregistrer, Respecter et Optimiser) guide le praticien.
Visualiser
Une restauration ne doit pas modifier l’occlusion initiale.
Celle-ci est observée avant même de débuter le soin.
Le praticien est à…