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Hypersensibilité dentinaire

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L’hypersensibilité dentinaire est une affection courante caractérisée par une douleur vive et transitoire résultant de la stimulation de la dentine exposée. Elle est généralement déclenchée par des stimuli thermiques, d’assèchement, tactiles, osmotiques ou chimiques, et elle est diagnostiquée lorsque la douleur ne peut être attribuée à aucune autre forme de défaut dentaire ou de maladie [1]. L’étiologie est multifactorielle. Cependant, ces dernières années, l’importance de l’érosion est devenue plus évidente. Cette douleur épisodique deviendra probablement une plainte dentaire plus fréquente à l’avenir, en raison de l’augmentation de la longévité de la population et de l’usure des dents, celle-ci en particulier chez les jeunes adultes [2].

Étiologie et facteurs de risque

Pour que l’hypersensibilité dentinaire se produise, il doit y avoir une exposition de la dentine et les tubules de la dentine doivent être ouverts entre l’environnement buccal et la pulpe. Ces deux processus sont respectivement appelés localisation de la lésion et initiation de la lésion [3] (fig. 1).

Localisation des lésions

La localisation des lésions se produit aux endroits où la dentine est exposée à l’environnement buccal. Pour la dentine radiculaire, il s’agit généralement d’une récession gingivale. Ce processus se caractérise par le déplacement de la gencive marginale au niveau de la jonction émail-cément (JEC), exposant ainsi le cément à la surface de la racine, qui disparaît rapidement [4]. Les enquêtes épidémiologiques montrent que la récession gingivale est une entité commune représentant 60 à 100 % de la population adulte d’Europe occidentale [5, 6].

La récession gingivale peut se produire en cas de bonne santé parodontale comme en présence de pathologie (maladie parodontale). Plusieurs facteurs anatomiques augmentent le risque de développement de récession, notamment une épaisseur réduite d’os vestibulaire sus-jacente, une position dentaire anormale sur l’arcade et un phénotype gingival mince [7].

Il existe des preuves que la maladie parodontale et son traitement entraînent un déplacement apical du bord des tissus mous et occasionnent souvent…

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