Intérêts cliniques du système de rétention évolutif : barre intégrée

  • Par
  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°4 - 15 septembre 2024 (page 54-62)
Information dentaire

– Existe-t-il des limites aux systèmes rétentifs classiques ?

– Comment fonctionne le système de barre intégrée (Panthera) ?

– Quels sont ses avantages et intérêts ?

Les doléances des patients édentés complets font très souvent référence aux problèmes d’encombrement et de stabilité des prothèses [1]. L’emploi d’implants dentaires pour retenir ces prothèses permet de réduire les plaintes. Les stratégies thérapeutiques se divisent en deux types de restaurations : fixées ou amovibles. Nous n’évoquerons ici que les solutions amovibles : les prothèses amovibles complètes implanto-retenues (PACIR) [2]. La rétention peut se faire par des attachements axiaux supra-implantaires (Locator, Novaloc, Optiloc, Dalbo par exemple), des barres de conjonction plus ou moins élaborées, et des cavaliers ou attachements qui s’y connectent [3-7].

Des systèmes avec des attachements magnétiques supra-implantaires sont aussi documentés, et enfin, il est possible de télescoper la prothèse complète sur des piliers supra-implantaires (avec une multitude de matériaux envisageables : voir l’article de Michaël Santos page 6 de ce numéro).

Maintenance en PACIR [8, 9] et importance de la présence d’un renfort métallique

Le fonctionnement des PACIR repose sur une friction entre une partie mâle assemblée sur l’implant et une partie femelle intégrée à la prothèse complète. Cette friction entraîne nécessairement une usure, qui va elle-même entraîner une perte de rétention. Les parties femelles sont remplaçables facilement pour les attachements axiaux, un peu moins dans les cas de barres/cavaliers. Une usure des piliers est aussi rencontrée, notamment pour des attachements maxillaires lorsque l’axe implantaire n’est pas perpendiculaire au plan d’occlusion. La résorption, centripète du maxillaire, peut se traduire par une inclinaison des implants dans le plan frontal.

Pour les systèmes télescopes, les réinterventions sont complexes. Une désolidarisation de la coiffe télescope de la prothèse nécessite un repositionnement, et une erreur empêchera l’insertion de la prothèse. Cela est…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Prothèse

Article réservé à nos abonnés Réhabilitation de l’édenté complet par une PACSI maxillaire

Première parution de cet article dans Stratégie Prothétique n° 2 de 2021, page 136-145.   Les prothèses amovibles complètes conventionnelles...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Apprivoiser les difficultés au laboratoire

Coulée des empreintes primaires Elles doivent refléter l’intégralité du terrain ostéomuqueux du patient. Elles ont été soigneusement nettoyées et désinfectées...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Prothèse amovible complète numérique

Avec les technologies modernes digitales, on pourrait s’attendre à ce que l’élaboration des prothèses soit restreinte à de simples « clics »...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Étude observationnelle des soins de l’édentement complet en France et dans des groupes hospitaliers parisiens

L’édentement complet reste une infirmité répandue en France et dans le monde. Si une diminution de la prévalence a été...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés L’arc gothique – Le point d’appui central En 2026, qu’en est-il ?

Historique L’arc gothique a été décrit par Francis Balkwill en 1866 [1]. Les illustrations de son article objectivaient l’incidence des...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Arguments cliniques dans le choix d’un flux numérique utilisé en PFSI chez l’édenté complet

Le traitement implanto-prothétique des édentements complets mandibulaires en présence de résorptions sévères représente un défi chirurgical et prothétique majeur. Cet article...