Réhabilitation par bridges cantilevers en disilicate de lithium dans un cas d’agénésies des canines maxillaires

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  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°3 - 15 juin 2025 (page 16-25)
Information dentaire
– Quelles sont les alternatives prothétiques à la réhabilitation d’agénésies dentaires ?
– Comment l’analyse smile design permet-elle de guider le traitement pluridisciplinaire orthodontico-prothétique ?
– Quels sont les principes de la technique de résine composite injectée pour la restauration des incisives ?
– Quels sont les critères de choix du matériau disilicate de lithium dans le cas de bridges cantilevers ?

L’agénésie des canines maxillaires est peu fréquente : 0,07 à 0,13 % de la population générale [1]. L’importance des canines dans le schéma fonctionnel, mais aussi dans l’harmonie esthétique du sourire rend complexe la réhabilitation de ces agénésies [2]. Dans ce cas clinique orthodontico-prothétique, l’agénésie des canines maxillaires est combinée à d’autres agénésies et dysmorphies dentaires. Le traitement d’Orthopédie Dento-Faciale préalable doit s’accorder avec l’harmonie du sourire et être guidé par les impératifs prothétiques.

Grâce à l’évolution des matériaux de restauration aux propriétés biomécaniques et esthétiques améliorées, de nouvelles perspectives de réhabilitation prothétique ont vu le jour. Le choix du matériau est réalisé en fonction de la situation clinique, de critères biomécaniques et esthétiques dans ce cas de restaurations antérieures [3, 4].

Au vu de l’âge de la patiente et dans le respect du gradient thérapeutique, notre choix s’est orienté vers les bridges cantilevers en céramique pour le remplacement des canines maxillaires et par la technique de résine composite injectée pour la restauration des incisives maxillaires.

Anamnèse et examen clinique

Une patiente de 15 ans se présente au sein du service de Prothèses des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Elle a été adressée par son orthodontiste au sein de la structure interne d’Orthopédie Dento-Faciale du même établissement. La patiente ne présente pas d’antécédents médicaux et son motif de consultation est d’harmoniser son sourire en fermant les diastèmes et rétablir une morphologie dentaire équilibrée (fig. 1, 2).

L’examen clinique initial révèle des agénésies multiples des canines maxillaires et des incisives centrales mandibulaires, dont l’étiologie n’est pas connue. On observe une dysharmonie dent-arcade par défaut, avec présence de diastèmes…

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