Coulée des empreintes primaires
Elles doivent refléter l’intégralité du terrain ostéomuqueux du patient. Elles ont été soigneusement nettoyées et désinfectées au cabinet. Le praticien aura également pris le temps de « cartographier » ces empreintes pour indiquer au prothésiste les limites cliniques idéales du futur porte-empreinte individuel (PEI), destiné à la prise des empreintes secondaires anatomo-physiologiques (fig. 1 et 2).
Isolation de l’empreinte
a. L’empreinte au plâtre (rarement utilisée de nos jours…) est immergée dans un bac d’eau de soude pendant 5 à 10 minutes, ce liquide faisant office de séparateur. Elle peut aussi être badigeonnée au pinceau avec un isolant adapté (Isofix 2000 Renfert).
b. L’empreinte aux alginates ne nécessite pas l’emploi d’un isolant compte tenu de l’élasticité du matériau.
Moulage, coulée du plâtre
Le prothésiste utilise en général un plâtre de dureté moyenne (classe I) et de consistance crémeuse. Le modèle est coulé sur un vibreur et sous vide, pour éviter toute inclusion d’air et obtenir une parfaite homogénéité du matériau. L’ensemble est ensuite retourné sur un monticule de plâtre de même nature, déposé sur le plan de travail. Pour l’empreinte mandibulaire, il est nécessaire de ménager une épaisseur de plâtre suffisante au niveau des tubercules rétro-molaires et de dégager suffisamment la zone linguale pour faciliter le démoulage de l’empreinte.
Démoulage
a. Pour les empreintes au plâtre, le démoulage s’opère délicatement à l’aide d’un petit marteau destiné à fragmenter le plâtre à empreinte. Puis, le reste du plâtre est soigneusement éliminé.
b. Pour les empreintes aux alginates, le démoulage est aisé compte tenu de l’élasticité du matériau. Il s’opère immédiatement après la phase de cristallisation du plâtre du modèle, au moment de la phase exothermique, pour éviter…

