Historique
L’arc gothique a été décrit par Francis Balkwill en 1866 [1]. Les illustrations de son article objectivaient l’incidence des déplacements mandibulaires en latéralité au niveau des faces occlusales. Il décrivait aussi les relations condyliennes et le mouvement d’ouverture en écrivant (fig. 1) : « Lorsque les dents entrent en contact, le condyle se situe dans la partie postérieure de la cavité glénoïde… Lorsque la mandibule s’abaisse, elle tourne comme une charnière. »
En 1897, Hesse a décrit la technique du tracé des déplacements mandibulaires. Mais c’est dans les années 1910 que Gysi a exposé et développé cette technique de détermination des relations condyliennes par l’enregistrement graphique des mouvements de latéralité. Il est important de souligner que Gysi, dans ses écrits, attribue la paternité de l’arc gothique à Balkwill.
Principe
De manière schématique, lors d’un mouvement de latéralité, la mandibule « tourne » autour du condyle dit pivotant, alors que le condyle opposé dit orbitant décrit un arc de cercle. Les deux mouvements de latéralité décrivent deux arcs de cercles qui se réunissent, formant un arc gothique. L’apex de cet arc correspond à la position condylienne, dite de relation centrée et qui représente à la partie postérieure du diagramme de Posselt [2] (fig. 2, Posselt).
Relation condylienne et arc gothique
La conception de la relation condylienne obtenue à l’aide du point d’appui central a varié selon les auteurs et les époques. Initialement, Balkwill a imaginé, et surtout Gysi a recherché, une position postérieure des processus condyliens au sein de leurs fosses glénoïdes respectives. Cette position a été pendant de nombreuses années la conception anatomique de la relation condylienne de l’époque (1900-1960), conception parfaitement illustrée par la définition de l’American Academy…

