Le mot de la rédaction
La seconde partie de ce dossier « Faut-il s’équiper ? » examine quatre autres technologies désormais bien ancrées dans notre quotidien. À travers leurs articles, les auteurs apportent un éclairage pragmatique afin de vous aider à faire les meilleurs choix. S’équiper… ou non ? À vous d’en décider à nouveau !
L’empreinte optique a profondément transformé le monde de l’orthodontie, bien avant d’impacter celui de l’omnipratique. Il est aujourd’hui nécessaire de faire le point sur son efficacité clinique et sur les perspectives de développement qu’elle offre encore dans ce domaine.
De l’empreinte conventionnelle au numérique
À l’instar de l’ensemble des disciplines dentaires, l’orthodontie connaît depuis plusieurs années une transition numérique sans précédent. Précurseurs dans l’acquisition des scanners intra-oraux puis dans l’adoption de l’impression 3D, les orthodontistes peuvent légitimement s’interroger face aux améliorations récentes [1] : est-il le temps de s’équiper pour ceux qui étaient restés à l’empreinte physique ? Est-il temps de renouveler son scanner intra-oral, acquis il y a plusieurs années ? Et surtout, quelles sont les nouvelles implémentations que l’on peut espérer en utilisant plus en profondeur son scanner intra-oral ?
Les limites de l’empreinte conventionnelle physique
Historiquement, malgré l’arrivée des scanners intra-oraux sous l’impulsion de François Duret en 1974 [2], seules les empreintes conventionnelles physico-chimiques pouvaient être utilisées en pratique courante pour la réalisation d’arcades complètes, la réalisation des modèles d’étude ou encore la fabrication des dispositifs orthodontiques. Ces matériaux, dont les performances dimensionnelles et la fiabilité clinique sont largement éprouvées, présentaient néanmoins un inconfort marqué pour les patients, en particulier les…