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La maintenance personnelle et professionnelle dans la prévention de la péri-implantite

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Les thérapeutiques implanto-prothétiques présentent un taux de survie implantaire variant de 90 % à 95 % sur des périodes allant de 5 à 10 ans [1]. Cependant, une mucosite (inflammation péri-implantaire réversible) a été retrouvée autour de 33 % des implants et chez 48 % des patients, alors qu’une péri-implantite (inflammation avec perte du tissu osseux) est observable autour de 16 % des implants et chez 26 % des patients [1]. Par ailleurs, l’absence de maintenance implantaire par un praticien est associée à une hausse de la prévalence des péri-implantites [2, 3]. Au regard de ces divers constats, il apparaît que la maintenance quotidienne de la part du patient et régulière par le professionnel est une nécessité.

Étiopathogénie et facteurs de risques

La péri-implantite est une maladie multifactorielle dont l’étiologie principale est constituée par les bactéries contenues dans le biofilm [4]. Cependant, le risque de survenue d’une pathologie péri-implantaire est majoré lorsque le patient présente des facteurs de risque associés, qui peuvent être liés au patient, au site implantaire, à l’implant, mais aussi à la prothèse. Certains de ces facteurs de risque devront faire l’objet d’une attention systématique lors des séances de maintenance.

Parmi les facteurs de risque liés au patient, les antécédents de pathologies parodontales, les pathologies systémiques tels que le diabète et l’ostéoporose, ainsi que les prédispositions génétiques sont des facteurs non modifiables qui devront être pris en compte avant la réalisation d’une chirurgie implantaire et dans le cadre du suivi des cas. En revanche, l’hygiène bucco-dentaire quotidienne, la consommation tabagique et éthylique sont modifiables et devront être contrôlées…

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