Le concept SSA : indications et mise en œuvre clinique

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°8 - 4 mars 2026 (page 16-25)
Information dentaire
Lors d’une avulsion dentaire, le maintien de la dimension bucco-linguale, même dans les zones postérieures, reste un challenge. En effet, une atteinte de la table osseuse vestibulaire peut conduire à une résorption entraînant une morphologie défavorable conduisant à de possibles impactions alimentaires, et à un résultat final peu satisfaisant. Une étude de Schropp et al. [1] a ainsi démontré une perte osseuse horizontale de 50 % dans les cas où aucun biomatériau de comblement n’était utilisé entre le moment de l’extraction et 12 mois plus tard. Afin de limiter cette résorption, il semble intéressant, dans les situations favorables, de réaliser la pose de l’implant lors de la réalisation de l’extraction. Les piliers « sealing socket abutment » (SSA) peuvent trouver leur utilité dans ce cadre [2].

Très souvent, l’implantation peut être réalisée dans le même temps opératoire que l’extraction, avec des taux de réussite égaux à ceux des implants placés de façon différée. Atieh et al. [3] ont réalisé une revue systématique incluant 1 013 implants suivis pendant au moins 6 mois et dont le taux de survie est de 99 % dans le cadre de la mise en place immédiate de l’implant. Dans ce même article, les auteurs analysent 188 implants issus de 7 études et observent un taux de survie de 97,9 % quand l’extraction implantation est par ailleurs suivie de la mise en charge immédiate de l’implant. Ce résultat est confirmé par le taux de survie important, même lorsque l’implant est placé dans des sites avec des lésions péri-apicales. Crespi et al. [4] ont pour leur part analysé 37 patients ayant nécessité une extraction et la pose d’un implant. Le groupe test comprenait 197 implants placés dans des sites présentant des lésions péri-apicales, le groupe témoin était représenté par 78 implants placés dans des sites sans pathologie péri-apicale. La différence entre les deux groupes concernant le niveau osseux était non significative (p > 0,05) avec un taux de survie de 98,9 % dans le groupe test à 48 mois. Les implants pour lesquels un échec a été noté ont été perdus lors du premier mois et avaient tous une stabilité primaire initiale faible. Dans l’étude de Fugazzotto [5], 418 implants ont été placés dans un protocole d’extraction-implantation immédiate dans des sites infectés avec un taux de survie de 97,8 % après plus de 5 ans. Un point fondamental de ce protocole est le curetage de l’alvéole et l’élimination totale du tissu de granulation. L’alvéole doit ensuite être rincée au sérum physiologique ou avec une solution de povidone iodée à 10 %.

Les alvéoles d’extraction des dents pluri-radiculées, en particulier sur les sites molaires, présentent une spécificité clinique…

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