Les concepts en dentisterie a minima

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°37 - 26 octobre 2022 (page 48-58)
Information dentaire

Différents concepts de la dentisterie moderne s’attachent à respecter les principes de la dentisterie a minima. Nous exposerons ici les principaux et développerons leur application en pratique clinique.

Dans le passé, la gestion des lésions carieuses consistait simplement dans le curetage de lésions cavitaires et leur restauration pour recréer forme, fonction et esthétique. Néanmoins, ce type de traitement centré uniquement sur la lésion carieuse ne permet pas l’arrêt du cycle iatrogène. En 2000, la Fédération Dentaire Internationale (FDI) a publié un article traitant de la Minimal Invasive (MI) Dentistry, ou dentisterie minimalement invasive [1]. La meilleure compréhension du processus carieux et l’amélioration des biomatériaux de restauration, notamment grâce à l’adhésion et à la reminéralisation, ont permis l’abandon des principes de Black au profit d’une approche conservatrice moins délabrante dans le traitement des lésions carieuses. Le patient se retrouve au cœur du traitement et devient un acteur incontournable de sa santé bucco-dentaire.

L’évaluation de son risque carieux (Carie Risk Assessment – CRA) est un prérequis essentiel et la tendance est d’éviter les soins invasifs au profit du traitement précoce des lésions non cavitaires, notamment grâce à leur capacité de reminéralisation. Le traitement des lésions plus avancées doit permettre de préserver un maximum de tissus par le recours à des matériaux adhésifs et bioactifs. Enfin, le contrôle des facteurs de risque et une maintenance appropriée doivent permettre d’éviter l’apparition de nouvelles lésions. Différents concepts de la dentisterie moderne s’attachent à respecter les principes précédemment énoncés de cette dentisterie a minima. Nous exposerons donc ici les principaux concepts et nous verrons comment ceux-ci sont applicables en pratique clinique. Ces concepts s’appliquent en général aux trois niveaux de la dentisterie restauratrice que sont les techniques non invasive, micro-invasive et invasive [2], mais sous contrôle du bioactive dental concept pour le choix des matériaux bioactifs (tableau 1).

 

Tableau 1.

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Dentisterie restauratrice : flux numérique et impression 3D

La fabrication additive des pièces prothétiques On distingue deux grandes méthodes de fabrication assistée par ordinateur : la fabrication soustractive...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Restaurations partielles collées après radiothérapie de la sphère oro-faciale : promesse risquée ou solution thérapeutique fiable ?

Le cas clinique présenté ici illustre cette démarche thérapeutique. À la suite d’un diagnostic de cancer des voies aérodigestives supérieures,...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Autotransplantation assistée par impression 3D

Cas clinique Une patiente de 17 ans a été adressée par son chirurgien-dentiste traitant pour avulsions des 16 et 26....
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Réhabilitation fonctionnelle et esthétique d’une amélogenèse imparfaite hypoplasique

L’amélogenèse imparfaite (AI) constitue un ensemble de pathologies génétiques rares affectant la formation de l’émail, avec une prévalence estimée à...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Réfection d’un bridge de type Rochette par un bridge collé cantilever antérieur en disilicate de lithium

Les bridges collés en cantilever, à la lumière du travail des pionniers, le Pr Mathias Kern de l’université de Kiel...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Risque de récidive orthodontique et bridge cantilever : quid de la contention ?

La proportion de patients présentant une ou des agénésies d’incisives latérales maxillaires est fréquente, touchant environ 4,6 % des hommes et...