Désignées par les anglicismes inlay, onlay, overlay ou veneerlay selon leur étendue, ces restaurations indirectes occupent désormais une place incontournable dans l’arsenal thérapeutique. Longtemps réalisées en métaux précieux, elles sont aujourd’hui majoritairement conçues en céramique, grâce aux progrès conjoints des biomatériaux, des techniques d’adhésion et de la CFAO. Elles offrent ainsi une alternative conservatrice aux couronnes périphériques, souvent plus mutilantes.
Introduction
Le collage d’une restauration partielle ne se résume pas à une succession de gestes techniques. Il s’agit d’une procédure exigeante, sensible au respect des temps opératoires, à la maîtrise de l’humidité et à la parfaite organisation de la séance.
L’objectif de cet article est de détailler les différentes étapes du protocole de collage et de mettre en lumière le rôle spécifique de l’assistant(e) dentaire, avant, pendant et après l’assemblage de la restauration.
Les enjeux du collage
Les onlays sont définis comme une restauration partielle conçue pour remplacer la perte d’au moins une cuspide, à la différence des inlays restaurant une cavité entre les cuspides, des overlays recouvrant la totalité de la surface occlusale ou des veneerlays (mélange de « veneer » ou facette, et « overlay ») qui recouvrent la face occlusale ainsi que la face vestibulaire (fig. 1).
Alors que la fixation des couronnes conventionnelles et des anciens onlays en or reposait sur la rétention mécanique, les restaurations partielles actuelles sont collées. Leur assemblage et leur maintien sur la dent proviennent de l’adhésion chimique entre l’émail, la dentine et la pièce prothétique, par l’intermédiaire d’une colle. Grâce à cette adhésion, on peut se passer dans de nombreux cas de rétention mécanique coûteuse en tissu dentaire, au profit de préparations préservant un maximum d’émail…
