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Information dentaire

Profession Assistant(e) Dentaire n°4 - 16 septembre 2026

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Edito

Exposome : quésaco ? Voici un terme créé de toutes pièces par le chercheur anglais Christopher Wild en 2005, qui va entrer progressivement dans notre langage courant. Il désigne l’ensemble des expositions environnementales auxquelles un individu est confronté tout au long de sa vie, de la conception à la mort. Ce champ d’expositions est très vaste, que ce soit en durée, depuis la vie in utero, ou en variété par...

Exposome : quésaco ?

Voici un terme créé de toutes pièces par le chercheur anglais Christopher Wild en 2005, qui va entrer progressivement dans notre langage courant. Il désigne l’ensemble des expositions environnementales auxquelles un individu est confronté tout au long de sa vie, de la conception à la mort. Ce champ d’expositions est très vaste, que ce soit en durée, depuis la vie in utero, ou en variété par inhalation, ingestions, radiations ou autres. Chaque polluant ou perturbateur était jusqu’à présent plutôt évalué individuellement, mais les dernières études expérimentales tendent à montrer une action et une interaction entre eux plus globales sur l’organisme tout au long de la vie. Parmi eux, les perturbateurs endocriniens retiennent toute notre attention avec le débat actuel sur les fluorures. Si leurs applications topiques en dentifrices, bains de bouche ou vernis ne sont pas remises en cause, leur prescription par voie systémique fait l’objet d’une réévaluation aux niveaux européen et français et n’est plus indiquée. Cette réflexion s’étend jusqu’en Asie et a constitué le thème d’un symposium au dernier congrès de la société japonaise de santé bucco-dentaire, dont vous pourrez lire une synthèse dans ce numéro page 10. Ces informations pourront vous être utiles pour vos messages de prévention délivrés par l’équipe dentaire.

De prévention il est aussi question dans ce numéro, avec l’article de Marc Sabek (en page 68) sur la vaccination de l’équipe dentaire. Mais PAD ne serait pas PAD sans aborder également l’aspect curatif, avec l’article « Regard clinique » sur le collage des inlays/onlays, dont la fréquence de réalisation augmente d’année en année depuis leur inscription à la CCAM (à lire page 52). Et parce que chaque rentrée s’accompagne de son lot d’actualités, rendez-vous en page 12 pour découvrir les enjeux de la grande nouveauté : la facturation électronique, applicable aux cabinets dentaires et qui vient s’ajouter à la complexité du recouvrement des tiers payants pour ceux qui le pratiquent. Elle sera certainement à terme bénéfique, par l’amélioration du classement numérique des factures du cabinet, aidée en cela par toutes les applications de l’intelligence artificielle qui nous sont promises pour notre activité.

Je laisse le soin à Julien Brousseaud de vous présenter dans les pages qui suivent le très beau dossier consacré à l’IA qui constitue le cœur de cette édition.

Et je vous souhaite une excellente rentrée pleine d’énergie et de beaux projets auxquels les rubriques, articles – relookés pour ce nouveau numéro – et équipe éditoriale de Profession Assistant(e) Dentaire contribueront positivement.

Éric Bonte, Rédacteur en chef adjoint

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Edito

Exposome : quésaco ? I Lire ci-dessus.
Éric Bonte

Avant-propos

L’IA est là. Et maintenant ? I Lire ci-dessous.
Julien Brousseaud

Agenda

Actualités

Dossier : L’IA au service du cabinet

Regard clinique

Les mots qui soignent : pourquoi ont-ils un impact au cabinet dentaire ?
Audrey Aussel, Ana Ribeiro, Julia Estivals

Collage des restaurations : Le rôle de l’assistant(e)
Lise Teisseire, Jérémy Ciravegna

Ouverture

Médico-juridique : Vaccination 2026 de l’équipe dentaire
Marc Sabek


AVANT-PROPOS

L’IA est là. Et maintenant ?

Il y a encore deux ans, parler d’intelligence artificielle au cabinet dentaire avait quelque chose d’un peu futuriste. Aujourd’hui, elle est dans nos téléphones, nos logiciels et s’invite dans notre quotidien : elle nous aide à trouver un itinéraire, reconnaître un visage sur une photo, traduire un texte, rédiger un message ou répondre à une question en quelques secondes. Parfois très bien. Parfois avec une assurance déconcertante… même lorsqu’elle se trompe.

Il était donc temps que Profession Assistant(e) Dentaire lui consacre un dossier. Pas pour céder à l’effet de mode, ni pour annoncer la disparition de nos métiers. Mais parce qu’une transformation est déjà en cours et qu’il vaut mieux la comprendre que laisser passer le train. Nous avons voulu construire ce dossier comme un cheminement. D’abord comprendre ce que l’on met réellement derrière ces deux lettres, IA, et ce qu’elles changent dans le métier d’assistant(e) dentaire. Puis apprendre à parler à ces nouveaux outils, car une IA ne lit pas dans nos pensées : la qualité de sa réponse dépend de la qualité de notre demande. Vient ensuite le moment du concret, avec des usages que l’on peut déjà tester au cabinet pour quelques euros : rédaction, transcription, analyse radiographique, aide à l’organisation. Enfin, il fallait poser la question qui me paraît la plus importante : que faisons-nous du temps ainsi gagné ? Car c’est peut-être là que se situe le vrai sujet.

Si l’IA nous permet simplement de multiplier les réalisations dans des journées déjà trop remplies, elle n’aura pas changé grand-chose. Si elle nous libère de quelques tâches répétitives pour nous rendre plus disponibles au patient, alors elle peut devenir une réelle valeur ajoutée.

Car notre métier possède une double singularité que la machine aura bien du mal à reproduire  : il est bien sûr technique et manuel, mais aussi profondément humain. Autant de compétences qui ne se résument ni à des données ni à un algorithme.

Pour le moment, aucune machine ne perçoit un silence un peu long, une inquiétude derrière une question banale, ou ce moment où un patient a surtout besoin qu’on s’assoie deux minutes pour lui réexpliquer les choses. L’assistant(e) dentaire est au cœur de cette relation : elle accueille, écoute, rassure, reformule et accompagne. L’IA peut traiter des données ou préparer un texte. Elle ne crée pas ce lien. Ce dossier n’a donc pas été pensé comme un mode d’emploi du futur. Il parle du cabinet d’aujourd’hui, de notre quotidien, de vous. Et, au fond, il défend une idée simple : plus nos outils deviennent intelligents, plus nous devons savoir ce que nous voulons en faire, et ce que nous voulons préserver d’humain.

Julien Brousseaud, Rédacteur en chef