Les mots qui soignent : pourquoi ont-ils un impact en cabinet dentaire ?

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  • Publié le . Paru dans Profession Assistant(e) Dentaire n°4 - 16 septembre 2026 (page 60-66)
Information dentaire
Au cabinet dentaire, la communication constitue bien plus qu’un simple moyen de transmettre une information : elle fait partie intégrante du soin. L’assistant(e) dentaire, présente aux côtés du patient dès son arrivée et au fauteuil tout au long de sa prise en charge, occupe une place privilégiée dans cette relation.

Chaque échange et chaque interaction peuvent influencer la manière dont le patient vit son soin. Savoir observer, communiquer et adapter son approche au patient constitue ainsi une dimension essentielle de l’accompagnement. La complémentarité et la cohérence de l’équipe soignante participent pleinement à la construction d’une alliance thérapeutique efficace à la qualité du soin.

Le poids des mots au cabinet dentaire

Avant même de franchir la porte, le patient peut déjà s’être construit une représentation, nourrie par son entourage, ses expériences antérieures, mais aussi par les représentations collectives du dentiste, encore régulièrement associé à la peur et à la douleur. À cette représentation mentale s’ajoute, dès l’arrivée au cabinet, un environnement sensoriel particulièrement riche et inhabituel. Les bruits des instruments, amplifiés par leur utilisation à proximité immédiate des oreilles et de la cavité buccale, peuvent être perçus comme envahissants. Les sensations tactiles et kinesthésiques sont également omniprésentes (vibrations, pression, eau, air, aspiration ou contact des instruments) et interviennent dans une région, la bouche, dont la représentation au niveau du cortex somatosensoriel est particulièrement importante. À cela s’ajoutent les odeurs caractéristiques du cabinet (eugénol, désinfectants, etc.) et des goûts souvent inhabituels ou désagréables (latex, anesthésique, hypochlorite, etc.).

Les soins confrontent ainsi le patient à une accumulation de perceptions visuelles, auditives, tactiles, olfactives et gustatives qu’il ne connaît pas toujours, ne comprend pas nécessairement et, surtout, ne peut pas facilement anticiper. Cette hyperfocalisation sur des sensations perçues comme menaçantes ou désagréables peut progressivement l’enfermer dans son expérience et favoriser l’installation d’une transe hypnotique négative, centrée sur la peur, l’inconfort ou la…

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