Responsabilité du chirurgien-dentiste employeur
Sa responsabilité est engagée ; il répond de l’accomplissement de cette obligation par l’ensemble de ses coéquipiers (ses salariés) au cabinet dentaire. Tout défaut de mise à jour vaccinale au sein de l’équipe expose la structure à des poursuites en cas de contamination (contractée ou transmise) sur le lieu de soins.
Pour assurer une protection optimale de l’équipe et des patients, il convient d’identifier précisément les pathologies ciblées par le législateur.
Quatre vaccinations constituent le socle de protection
Strictement obligatoires pour tout personnel exposé en cabinet libéral, il s’agit de :
- L’hépatite B : schéma initial complet avec contrôle sérologique obligatoire. Le risque majeur est lié aux accidents d’exposition au sang (AES).
- La diphtérie : rappels à âges fixes (combiné DTP). Il s’agit d’assurer une protection contre une pathologie hautement contagieuse.
- Le tétanos : rappels à âges fixes (combiné DTP). C’est une maladie non contagieuse interhumaine, mais l’obligation de vaccination est maintenue via le combiné DTP.
- La poliomyélite : rappels à âges fixes (combiné DTP). L’obligation est maintenue pour garantir l’éradication du virus.
- Les rappels DTP : à l’âge adulte, les rappels ne suivent plus un rythme décennal classique, mais s’effectuent à des âges déterminés : 25 ans, 45 ans, 65 ans (puis tous les 10 ans au-delà).
Vaccination et immunisation
Au-delà de l’administration du vaccin, la sécurité repose sur la distinction cruciale entre le geste vaccinal et le résultat biologique obtenu.
Le cas critique de l’hépatite B : la vérification biologique de l’immunisation (présence d’anticorps protecteurs) est indispensable pour valider l’aptitude au poste :
- Pour être considéré comme immunisé, le professionnel doit présenter un taux d’anticorps anti-HBs supérieur à 10 mUI ml.
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