Vaccination 2026 de l’équipe dentaire

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  • Publié le . Paru dans Profession Assistant(e) Dentaire n°4 - 16 septembre 2026 (page 68-69)
Information dentaire
L’exercice de la médecine bucco-dentaire expose quotidiennement les soignants à des agents biologiques pathogènes (sang, salive, aérosols). Pour encadrer ce risque de contamination, l’article L.3111-4 du Code de la santé publique (CSP) définit un cadre réglementaire strict. La vaccination n’est pas une option individuelle, mais une mesure de sécurité collective obligatoire et un pilier de la protection de la santé au travail.

Responsabilité du chirurgien-dentiste employeur

Sa responsabilité est engagée ; il répond de l’accomplissement de cette obligation par l’ensemble de ses coéquipiers (ses salariés) au cabinet dentaire. Tout défaut de mise à jour vaccinale au sein de l’équipe expose la structure à des poursuites en cas de contamination (contractée ou transmise) sur le lieu de soins.
Pour assurer une protection optimale de l’équipe et des patients, il convient d’identifier précisément les pathologies ciblées par le législateur.

Quatre vaccinations constituent le socle de protection

Strictement obligatoires pour tout personnel exposé en cabinet libéral, il s’agit de :

  • L’hépatite B : schéma initial complet avec contrôle sérologique obligatoire. Le risque majeur est lié aux accidents d’exposition au sang (AES).
  • La diphtérie : rappels à âges fixes (combiné DTP). Il s’agit d’assurer une protection contre une pathologie hautement contagieuse.
  • Le tétanos : rappels à âges fixes (combiné DTP). C’est une maladie non contagieuse interhumaine, mais l’obligation de vaccination est maintenue via le combiné DTP.
  • La poliomyélite : rappels à âges fixes (combiné DTP). L’obligation est maintenue pour garantir l’éradication du virus.
  • Les rappels DTP : à l’âge adulte, les rappels ne suivent plus un rythme décennal classique, mais s’effectuent à des âges déterminés : 25 ans, 45 ans, 65 ans (puis tous les 10 ans au-delà).

Vaccination et immunisation

Au-delà de l’administration du vaccin, la sécurité repose sur la distinction cruciale entre le geste vaccinal et le résultat biologique obtenu.

Le cas critique de l’hépatite B : la vérification biologique de l’immunisation (présence d’anticorps protecteurs) est indispensable pour valider l’aptitude au poste :

  • Pour être considéré comme immunisé, le professionnel doit présenter un taux d’anticorps anti-HBs supérieur à 10 mUI ml.
  • …

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