L’Assurance maladie relance son célèbre slogan contre le mauvais usage des antibiotiques

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
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A l’approche de la semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens, qui aura lieu du 18 au 24 novembre l’Assurance maladie lance une nouvelle campagne nationale de sensibilisation à l’antibiorésistance, articulée autour de son slogan bien connu : « Les antibiotiques, c’est vraiment pas automatique ».

Actualiser le slogan de 2002 en y ajoutant l’adverbe « vraiment », « c’est ancrer le message chez les plus jeunes tout en remobilisant celles et ceux qui le connaissent déjà, mais le perçoivent comme un principe d’un autre temps alors qu’il demeure permanent » estime-t-elle, le 5 novembre.

Diffusée à partir du 8 novembre à la télévision, à la radio, dans la presse et sur le web, la campagne entend remettre l’antibiorésistance « au cœur du propos » et rappeler que le bon usage des antibiotiques permet d’en préserver l’efficacité « pour soi et les autres ».

Et cela semble bien nécessaire… Selon un sondage Ipsos-BVA réalisé en septembre 2026 pour le compte de l’Assurance maladie, près d’un Français sur deux pense encore que les antibiotiques peuvent soigner la grippe et quatre sur dix qu’ils sont efficaces contre le rhume…

Seuls 20 % des Français se disent concernés par l’antibiorésistance

Plus largement, 45 % des personnes interrogées ignorent que ces médicaments n’agissent que contre les bactéries.

L’enquête met également en évidence la persistance de pratiques à risque. Ainsi, 18 % des répondants déclarent prendre des antibiotiques conservés lors d’un précédent traitement sans consulter un médecin et 11 % disent les partager avec un proche.

« Les antibiotiques semblent occuper l’armoire à pharmacie au même titre que les remèdes utilisés pour soulager les petits maux courants », relève l’Assurance maladie.

Paradoxalement, si 73 % des Français estiment que le pays consomme trop d’antibiotiques, seuls 5 % considèrent pouvoir réduire leur propre consommation. Plus inquiétant encore, à peine deux Français sur dix se sentent personnellement concernés par l’antibiorésistance.

En 2024, les prescriptions d’antibiotiques en ville ont augmenté de 4,8 % par rapport à 2023. Et les infections liées à des bactéries résistantes seraient responsables chaque année de 5 500 à 12 500 décès en France.

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