L’Académie nationale de médecine s’inquiète, le 30 septembre, de la multiplication, au sein des universités françaises, des diplômes universitaires (DU) et interuniversitaires (DIU) consacrés à « des pratiques de soins non conventionnelles » telles que la naturopathie, l’aromathérapie ou encore la méditation de pleine conscience.
« Ces approches, dépourvues de toute validation scientifique, ne figurent pas dans la formation initiale des professionnels de santé, souligne l’institution. Elles exposent les patients à un risque de retard de prise en charge de pathologies graves. » Selon l’institution, plus de 200 formations de ce type sont aujourd’hui proposées, soit deux fois plus qu’il y a dix ans. Destinées principalement aux professionnels de santé, elles contribuent au financement des facultés mais risquent, selon l’Académie, de compromettre leur crédibilité académique.
Commentaires