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Information dentaire

Profession Assistant(e) Dentaire n°2 - 15 mars 2026

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Edito

Une dimension psychologique Le monde change. Et il ne s’apaise pas. Crises économiques, tensions géopolitiques, guerres, incertitudes permanentes… Le bruit de fond est terriblement anxiogène. Une forme de pression diffuse, presque invisible mais bien réelle, nous envahit et nous affecte. Dans nos échanges, dans nos attentes, dans notre manière d’aborder les autres. Et le cabinet dentaire n’y échappe pas. Les patients arrivent avec bien plus que leurs motifs...

Une dimension psychologique

Le monde change. Et il ne s’apaise pas. Crises économiques, tensions géopolitiques, guerres, incertitudes permanentes… Le bruit de fond est terriblement anxiogène. Une forme de pression diffuse, presque invisible mais bien réelle, nous envahit et nous affecte. Dans nos échanges, dans nos attentes, dans notre manière d’aborder les autres. Et le cabinet dentaire n’y échappe pas.

Les patients arrivent avec bien plus que leurs motifs de consultation. Ils apportent leurs inquiétudes, leur fatigue, leur impatience. Ce climat général, tendu, se retrouve au téléphone, à l’accueil, au fauteuil. Et face à cela, en première ligne, l’assistant(e) dentaire !

Cette « supposée belle » relation de soin n’est donc pas toujours rose. Elle est parfois tendue, exigeante, voire brutale. Patients impatients, inquiets, agressifs ou simplement débordés par leurs propres émotions, demandes urgentes, incompréhensions, frustrations : il faut alors encaisser. Ne pas répondre à chaud. Ne pas se laisser envahir. Maintenir le cadre et désamorcer sans s’effacer. Cette intelligence émotionnelle, souvent intuitive, est une compétence à part entière, une qualité indispensable à notre exercice.

Comme en témoigne ce numéro, le métier d’assistant(e) dentaire dépasse largement le cadre technique. Il est profondément humain. Profondément psychologique.

Dès le premier contact, tout se joue. Il faut écouter, comprendre, parfois deviner ce qui n’est pas dit. Dans certaines situations, cette écoute devient même décisive, comme le montre l’article sur le triage téléphonique des patients présentant des lésions buccales. Derrière des mots parfois imprécis ou une inquiétude mal formulée, il faut savoir percevoir l’essentiel… et agir avec justesse. Cette relation se poursuit au fauteuil : rassurer, expliquer, adapter son discours, trouver la bonne distance. Ni trop froide, ni trop impliquée. Juste juste. En parodontologie notamment, la qualité du discours est déterminante pour faire comprendre et surtout faire adhérer le patient à son traitement.

Expliquer, donner du sens, impliquer… c’est déjà soigner. Et c’est sans doute là que réside la beauté de nos métiers. Dans cette capacité à créer du lien là où il n’y avait qu’une consultation. À transformer un passage au cabinet en expérience positive. À faire naître de la confiance, parfois même de l’engagement. À accompagner, discrètement mais efficacement, chaque patient dans son parcours.

Ces qualités d’écoute, d’empathie, de justesse, de patience… ne s’apprennent pas seulement dans les livres. Elles sont dans votre ADN et se cultivent chaque jour, au contact des patients. Je vous souhaite une belle lecture et de préserver ce qui fait votre force : votre équilibre, votre sérénité et finalement, votre propre épanouissement.

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Edito

Une dimension psychologique I Lire ci-dessus.
Julien Brousseaud

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avec le Sénateur Raphaël Daubet
Propos recueillis par le Docteur Julien Brousseaud

Regard clinique

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