Maîtriser la contamination microbiologique de l’air en cabinet dentaire

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  • Publié le . Paru dans Profession Assistant(e) Dentaire n°2 - 15 mars 2026 (page 26-31)
Information dentaire
La maîtrise de la contamination microbiologique de l’air intérieur en cabinet dentaire constitue un enjeu du quotidien. Les risques de transmission par voie respiratoire ont été au cœur des préoccupations lors de la pandémie de Covid-19, mais cette problématique reste d’actualité en odontologie, en raison de la proximité étroite des professionnels avec la région oropharyngée des patients et de la réalisation d’actes générant des aérosols.

Les cabinets dentaires sont des environnements de soins à risque infectieux pour les patients, les chirurgiens-dentistes et les assistant(e)s dentaires. Ils exposent à de nombreux micro-organismes (bactéries, virus, champignons), notamment par voie aérienne via des particules (gouttelettes, aérosols) porteuses d’agents infectieux [1].

Plusieurs recommandations ont récemment été actualisées : les « Recommandations pour la prévention de la transmission par voie respiratoire », publiées par la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) en octobre 2024 [2], et le « Guide de prévention des infections associées aux soins en médecine bucco-dentaire », qui sera publié par l’Association Dentaire Française (ADF) courant 2026 [3].

Cet article vise à vous informer sur les risques et les moyens de préventions liés à la contamination microbiologique de l’air en cabinet dentaire.

Risque infectieux lié à l’air en cabinet dentaire

En cabinet dentaire, nous sommes largement exposés aux micro-organismes issus de la cavité buccale des patients par projection et par inhalation de particules (gouttelettes et aérosols) (fig. 1). Celles-ci peuvent être projetées sur les muqueuses faciales (œil, nez, bouche) du chirurgien-dentiste et de son assistant(e) dentaire au cours des soins, mais aussi pénétrer profondément leur arbre respiratoire jusqu’aux alvéoles pulmonaires par inhalation durant ou après les soins. Selon leur taille, leur masse, leur vitesse, leur trajectoire et les flux d’air ambiant, ces particules peuvent rester en suspension dans l’air de quelques secondes à plusieurs heures (fig. 2) avant de se déposer sur le sol et les surfaces, principalement dans un rayon de 1 à 2 mètres autour de la bouche du patient [4].

La SF2H recense plus d’une vingtaine de micro-organismes transmissibles par voie respiratoire, responsables de pathologies telles que la tuberculose, la varicelle…

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