Ma première empreinte optique pour une prothèse implanto-portée unitaire

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  • Publié le . Paru dans Réalités Cliniques n°1 - 15 mars 2025 (page 64-70)
Information dentaire

Les empreintes optiques pour les prothèses implanto-portées offrent des avantages pour le patient comme pour le praticien. Elles améliorent nettement le confort, éliminant les désagréments associés aux empreintes conventionnelles, tout en garantissant une précision comparable et une fiabilité reconnue. De plus, la méthode numérique permet un gain de temps significatif. Notre expérience confirme ces avantages : cette première empreinte optique s’est avérée précise, fiable et particulièrement confortable pour toutes les parties.

CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE

L’essor des technologies numériques a radicalement transformé la dentisterie. Cette révolution technologique modifie la façon d’aborder les traitements dentaires et nécessite des compétences et une adaptabilité nouvelles de la part des professionnels. La démocratisation de l’empreinte optique est une avancée majeure, mais elle représente un défi pour de nombreux praticiens, hésitant à modifier leurs habitudes, redoutant le temps d’apprentissage, et remettant même parfois en question la fiabilité de ces techniques. En outre, il n’est pas simple de choisir parmi la grande variété de caméras numériques.

OBJECTIF DE L’ARTICLE

Cet article vise à explorer l’expérience de la première utilisation d’une empreinte optique pour une prothèse implanto-portée. Nous analyserons les avantages et les défis de cette technique, en nous appuyant sur des recherches comparatives qui soulignent les différences entre empreintes optiques et conventionnelles.

Théorie et technologies de l’empreinte optique en prothèse implanto-portée

Principes de l’empreinte optique

Contrairement aux empreintes conventionnelles qui utilisent des matériaux physico-chimiques silicone ou polyéthers, les scanners intra-oraux permettent de capturer une empreinte en 3D de la denture et des structures environnantes. Cette capture peut reposer sur des technologies de luminescence structurée, d’imagerie confocale, de faisceau laser ou par captures d’images séquentielles [1]. Chaque technique permet d’obtenir un modèle numérique précis et en temps réel, qui est ensuite assemblé dans un logiciel pour une visualisation complète. Les empreintes optiques sont transmises au laboratoire sous des formats standardisés tels que STL, PLY ou OBJ, ainsi que sous des formats propriétaires spécifiques aux scanners. Le STL, largement utilisé pour sa compatibilité universelle, ne permet pas de transmettre les textures ni les couleurs, à la différence des formats PLY et OBJ qui les intègrent. Il est important de vérifier la compatibilité des logiciels du laboratoire qui permettent la conception assistée par ordinateur (CAO) et la fabrication assistée par ordinateur (FAO) afin de sélectionner le format approprié [2, 3].

Les fichiers sont transférés via des plateformes cloud dédiées et sécurisées.

Spécificités des empreintes optiques en implantologie

En prothèse implanto-portée, plusieurs empreintes optiques sont nécessaires, dont une avec un transfert numérique (scanbody) en place (fig. 1). Ces scanbodies (transferts numériques) sont des repères, majoritairement en alliages titane ou en polyétheréthercétone (PEEK), vissés sur l’implant avant la prise d’empreinte numérique. Il sert à transférer avec précision la position tridimensionnelle (3D), l’axe et la connexion de l’implant vers un logiciel de conception prothétique. Leurs géométries diffèrent d’une marque à une autre et selon le modèle…

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