INTRODUCTION
L’impression 3D
L’impression 3D par photopolymérisation utilisée dans le domaine dentaire repose sur la fabrication additive de pièces suivant un processus décrit sur la figure 1. Tout d’abord, les pièces sont élaborées à l’aide d’une conception assistée par ordinateur (CAO). Le modèle numérique, établi avec précision selon la morphologie ou les besoins fonctionnels du patient, est converti en une succession de couches prêtes à être imprimées.
Ensuite, chaque couche est successivement solidifiée grâce à un bain de résine photosensible combiné à une source lumineuse contrôlée, amorçant la réaction de polymérisation. Ce procédé permet d’obtenir des géométries complexes avec une grande précision dimensionnelle et une excellente reproductibilité, ce qui en fait une technologie de choix pour la fabrication de dispositifs médicaux et dentaires personnalisés [1].
La polymérisation amorcée au cours de l’impression n’est toutefois que partielle, les couches successives n’étant exposées que brièvement à la lumière. La pièce obtenue présente ainsi un réseau hétérogène avec des zones moins polymérisées où persistent des composants non stabilisés. Un post-traitement approprié demeure alors indispensable pour limiter le vieillissement et assurer des propriétés dimensionnelles, mécaniques, thermiques, chimiques et cytotoxiques optimales [2]. Pour une pièce allant en bouche, cette étape est incontournable.
Risques associés à la composition des résines 3D et importance du post-traitement
La plupart des résines dédiées au secteur dentaire contiennent des dérivés de bisphénol A (BPA), un composé reconnu comme perturbateur endocrinien et classé parmi les substances CMR (cancérigène, mutagène et reprotoxique) [3, 4 ]. De plus, certaines résines contiennent du 4-acryloylmorpholine, plus communément appelé ACMO, un composé toxique et classé CMR.
