Prise en charge pluridisciplinaire chez une patiente atteinte d’un myxome maxillaire droit

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  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°2 - 15 avril 2026 (page 68-72)
Information dentaire
– Qu’est ce qu’un myxome odontoïde et quelle est sa prise en charge ?
– Quelles solutions pour une réhabilitation fixe pour les patients opérés d’une maxillectomie sans reconstruction osseuse ?
– Comment coordonner les différentes spécialités dans un cas pluridisciplinaire ?

La prothèse maxillo-faciale est une discipline dans laquelle il est souvent difficile de proposer une prise en charge conventionnelle. Son exercice implique régulièrement des compromis fonctionnels et/ou esthétiques (séquelles chirurgicales, limitation d’ouverture buccale, hyposialie post-radique, etc.). Toutefois, en s’appuyant sur l’ensemble des techniques éprouvées de la dentisterie moderne, il peut être possible de proposer des réhabilitations prothétiques globales et pérennes, comme ci-après chez une jeune patiente prise en charge pour une tumeur bénigne, où la compensation prothétique des séquelles chirurgicales a nécessité le recours à une équipe pluridisciplinaire large (chirurgie maxillo-faciale, chirurgie orale, endodontie, parodontologie, orthodontie et prothèse).

Cas clinique

Il s’agit d’une patiente âgée de 17 ans au début de sa prise en charge, qui a bénéficié de plusieurs interventions pour un myxome odontoïde maxillaire droit récidivant entre 2017 et 2021, ayant nécessité plusieurs interventions chirurgicales en chirurgie maxillo-faciale (Dr Laurent Ganry) (fig. 1).

Le myxome odontoïde est une tumeur bénigne rare, dont l’origine serait la portion mésenchymateuse du germe dentaire, localement agressive. Bien que d’évolution lente, l’exérèse chirurgicale est indiquée afin d’éviter la perte supplémentaire des tissus environnants. La prise en charge a été strictement chirurgicale sans traitement adjuvant.

La patiente présentait initialement une lésion comblant le sinus maxillaire droit et bombant le plancher orbitaire. Une première prise en charge en 2017 par voie de Caldwell-Luc avait permis l’exérèse de la lésion en sacrifiant les dents 14 à 18. Le suivi à deux ans montrait une récidive avec atteinte de la lame palatine de l’os maxillaire et respectant l’os palatin ipsilatéral. Une nouvelle prise en charge chirurgicale a alors été réalisée par…

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