Prothèse amovible complète unimaxillaire : un traitement souvent complexe

  • Par
  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°4 - 30 septembre 2016 (page 293-302)
Information dentaire
Quels sont les pièges à éviter dans la réhabilitation par prothèse complète maxillaire ?
Quels sont les principes fondamentaux à respecter ?
Comment gérer correctement un cas clinique ?
Quelles sont les autres spécificités liées à la prothèse unimaxillaire ?

Sans conteste, il s’agit du traitement prothétique le plus compliqué à résoudre pour le praticien.
En effet, il convient de gérer deux « terrains » anatomiquement et physiologiquement très différents : une arcade dentée présentant une proprioception parodontale et une arcade totalement édentée uniquement avec une extéroception muqueuse. Cette dernière est moins efficace tant par le nombre de récepteurs que par le seuil de sensibilité. La situation la plus fréquente est une arcade maxillaire édentée opposée à une arcade mandibulaire présentant un édentement de classe 1 de Kennedy avec persistance du bloc incisivo-canin. Hüe et Berteretche [1] rappellent « qu’il existe un déséquilibre flagrant entre l’étendue de la surface développée par les racines des dents et les surfaces d’appui muqueuses. »
Les couloirs prothétiques sont généralement décalés par les phénomènes de résorption : centrifuge à la mandibule dans les secteurs postérieurs et centripète dans la zone antérieure ainsi que sur l’ensemble de l’arcade maxillaire.
Simple au premier abord (fig. 1), cette situation se révèle souvent complexe après analyse, en particulier au niveau de l’arcade dentée (2).



La plupart du temps, les édentations successives et progressives ont provoqué des versions, rotations et surtout des égressions (fig. 2).


L’arcade s’en trouve très perturbée ; le plan d’occlusion inadapté : sa hauteur, son orientation, une asymétrie (3) Les courbes de compensation sont rarement satisfaisantes pour l’établissement du concept occlusal choisi.
Enfin, une difficulté supplémentaire d’ordre esthétique est omniprésente : il faut obtenir une concordance de dimension, de forme, couleur, d’éventuelles caractérisations.

CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE… ET CE QUI EST SOUHAITABLE

La tentation de positionner…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Prothèse

Article réservé à nos abonnés Réhabilitation de l’édenté complet par une PACSI maxillaire

Première parution de cet article dans Stratégie Prothétique n° 2 de 2021, page 136-145.   Les prothèses amovibles complètes conventionnelles...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Apprivoiser les difficultés au laboratoire

Coulée des empreintes primaires Elles doivent refléter l’intégralité du terrain ostéomuqueux du patient. Elles ont été soigneusement nettoyées et désinfectées...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Prothèse amovible complète numérique

Avec les technologies modernes digitales, on pourrait s’attendre à ce que l’élaboration des prothèses soit restreinte à de simples « clics »...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Étude observationnelle des soins de l’édentement complet en France et dans des groupes hospitaliers parisiens

L’édentement complet reste une infirmité répandue en France et dans le monde. Si une diminution de la prévalence a été...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés L’arc gothique – Le point d’appui central En 2026, qu’en est-il ?

Historique L’arc gothique a été décrit par Francis Balkwill en 1866 [1]. Les illustrations de son article objectivaient l’incidence des...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Arguments cliniques dans le choix d’un flux numérique utilisé en PFSI chez l’édenté complet

Le traitement implanto-prothétique des édentements complets mandibulaires en présence de résorptions sévères représente un défi chirurgical et prothétique majeur. Cet article...